14 janvier 2011 : enfin la Liberté d'expression et la fin du régime voyou !
HONNEUR aux HEROS et MARTYRS
morts pour la Liberté du Peuple Tunisien !
APPEL : FAITES ENVOYER ICI LEURS NOMS ET PHOTOS
(et infos, dates, circonstances de décès, blogs, etc) pour publier ici

MORTS
POUR LA
LIBERTE
mais vivants
pour toujours
dans
l'Histoire et les coeurs
:

Mohamed Tarek
BOUAZIZI

(29/03/1984 - 04/01/2011)
Chômeur / vendeur ambulant
Premier Héros de la Révolution Tunisienne
SIDI BOUZID
Rejeté par l'administration lui refusant
un permis pour travailler, il a
préféré mourir que vivre dans la misère,
et s'est immolé par le feu, le 17/12/2010.



INFOS sur WIKIPEDIA
INFOS sur OSSIN.ORG


MORTS
POUR LA
LIBERTE
mais vivants
pour toujours
dans
l'Histoire et les coeurs
:

A

Salah
AL FRIDHI

? - KASSERINE
(??/??/???? - ??/01/2011)
 
Abattu par la police le ??/01/2011

Hedi
ALAOUI

(handicapé) - REGUEB
(??/??/???? - ??/01/2011)
?

Chihab
ALIBI

? - MEKNASSI
(??/??/???? - ??/01/2011)
Abattu par la police le ??/01/2011

Mohamed
AMMARI

?
(
??/??/???? - 24/12/2010)

Abattu par la police

Marwane
ANEMRI

? - THALA
(??/??/???? - 08/01/2011)

Abattu par la police le 08/01/2011

Liste à compléter,
avec VOTRE AIDE !


MORTS
POUR LA
LIBERTE
mais vivants
pour toujours
dans
l'Histoire et les coeurs
:

B

Moadh
BEN AMOR KHLIFI

? - REGUEB
(??/??/???? - ??/01/2011) (20 ans)
 
?

Nizar
BEN IBRAHIM

? - REGUEB
(??/??/???? - ??/01/2011) (20 ans)
?

Ghassane
BEN TAIB CHENITI

? - THALA
(??/??/???? - 08?/01/2011)
 
Mort des suites de ses blessures
le 08?/01/2011

Hatem
BETTAHAR

Professeur à l'Université de Compiègne - DOUZ
(??/??/???? - ??/01/2011)
Abattu par la police

Manel bent Brahim
BOUALLAGUI
Mère de deux enfants - REGUEB ??
(??/??/???? - ??/01/2011) (26 ans)
?

Abdel Kader
BOULAABI

? - KASSERINE
(??/??/???? - ??/01/2011)

Abattu par la police le ??/01/2011

Ahmed
BOULAABI

? - THALA
(??/??/???? - 08/01/2011) (30 ans)
 
Abattu par la police
le 08/01/2011

Nouri
BOULAABI

? - THALA ?
(??/??/???? - 08/01/2011) (30 ans)
 
Abattu par la police
le 08/01/2011

Raouf
BOUZIDI

? - KASSERINE
(??/??/???? - ??/01/2011)
 
Abattu par la police le ??/01/2011

Liste à compléter,
avec VOTRE AIDE !


MORTS
POUR LA
LIBERTE
mais vivants
pour toujours
dans
l'Histoire et les coeurs
:

C

Neji
CHÂABANI

? - KASSERINE
(??/??/???? - ??/01/2011)
 
?

Liste à compléter,
avec VOTRE AIDE !


MORTS
POUR LA
LIBERTE
mais vivants
pour toujours
dans
l'Histoire et les coeurs
:

D

Salah ben Mohamed
DACHRAOUI

? - KASSERINE
(??/??/???? - ??/01/2011)
?

Lucas Mebrouk
DOLEGA

Photographe journaliste français
(??/??/???? - 17/01/2011)
 
Atteint par une grenade lacrymogène de la police, à TUNIS, le 14/01/2011

(victime étrangère au conflit)

Liste à compléter,
avec VOTRE AIDE !


MORTS
POUR LA
LIBERTE
mais vivants
pour toujours
dans
l'Histoire et les coeurs
:

E

Salah
EL BOUGHANMI

?
(??/??/???? - 30/12/2011)
ABATTU par la police

Chawki Belhoussine
EL HADRI

?
(??/??/???? - 30/12/2011)
ABATTU par la police

Bechir
EL MBARKI

? - THALA
(??/??/???? - 08?/01/2011)
(90 ans)
Asphyxié par les gaz lacrymogènes
de la police
le 08?/01/2011

Liste à compléter,
avec VOTRE AIDE !


MORTS
POUR LA
LIBERTE
mais vivants
pour toujours
dans
l'Histoire et les coeurs
:

F

Youssef
FITOURI

? - MEKNASSI
(??/??/???? - ??/01/2011)

Abattu par la police le ??/01/2011

Liste à compléter,
avec VOTRE AIDE !


MORTS
POUR LA
LIBERTE
mais vivants
pour toujours
dans
l'Histoire et les coeurs
:

G

Ramzi (Amin ?)
GHARSALLI

? - KASSERINE
(??/??/???? - ??/??/2011)
?

Yakin
GUERMEZI

? - KASSERINE ?
(??/??/???? - ??/??/2011)
(petite fille de 6 mois !)

?

Salah
GUERMITTI

? - KASSERINE ?
(??/??/???? - ??/??/2011)
 
?

Abdel Baast
GUESMI

? - KASSERINE
(??/??/???? - ??/??/2011)
?

Abdel Kader GODBANI
? - KASSERINE
(??/??/???? - ??/??/2011)
 
?

Belgacem
GODBANI

? - KASSERINE
(??/??/???? - ??/??/2011)
 
?

Walid
GRIRI

? - KASSERINE
(??/??/???? - ??/??/2011)
 
?

Liste à compléter,
avec VOTRE AIDE !


MORTS
POUR LA
LIBERTE
mais vivants
pour toujours
dans
l'Histoire et les coeurs
:

H

Mohamed
HADDEOUI (??)

? - KASSERINE
(??/??/???? - ??/01/2011)

?

Liste à compléter,
avec VOTRE AIDE !


MORTS
POUR LA
LIBERTE
mais vivants
pour toujours
dans
l'Histoire et les coeurs
:

J

Afef
JABALLI

? - REGUEB
(??/??/???? - ??/01/2011)
Abattu par la police

Mohamed
JABELLI

? - REGUEB
(??/??/???? - ??/01/2011) (22 ans)
Abattu par la police

Ahmed
JABBARI

? - KASSERINE ?
(??/??/???? - ??/01/2011) (55 ans)
Abattu par la police

Nassim
JALLELI

? - REGUEB
(??/??/???? - ??/01/2011)
?

Marwan
JOMLI

? - THALA
(??/??/???? - 08/01/2011) (20 ans)
 
Abattu par la police

Liste à compléter,
avec VOTRE AIDE !


MORTS
POUR LA
LIBERTE
mais vivants
pour toujours
dans
l'Histoire et les coeurs
:

K

Raouf ben Tahar
KADDOUSSI

? - REGUEB
(??/??/???? - ??/01/2011) (26/27/33 ans ??)
?

Arbi
KADRI

? - REGUEB
(??/??/???? - ??/01/2011)
?

Mohamed
KHADRAWI

? - KASSERINE ?
(??/??/???? - ??/01/2011)
?

Mouadh
KHELIFI

? - MEKNASSI
(??/??/???? - ??/01/2011)
Abattu par la police le ??/01/2011

Bilel
KHLIFI

? - REGUEB
(??/??/???? - ??/01/2011)
?

Moadh
KHLIFI

? - REGUEB
(??/??/???? - ??/01/2011)
?

Liste à compléter,
avec VOTRE AIDE !


MORTS
POUR LA
LIBERTE
mais vivants
pour toujours
dans
l'Histoire et les coeurs
:

L

Mohamed
LASSOUDI

? - KASSERINE
(??/??/???? - ??/01/2011)
Abattu par la police le ??/01/2011

Liste à compléter,
avec VOTRE AIDE !


MORTS
POUR LA
LIBERTE
mais vivants
pour toujours
dans
l'Histoire et les coeurs
:

M

Marwane
MBAREK

? - THALA
(??/??/???? - 08/01/2011)
 
Abattu par la police
le 08/01/2011

Aymen
MBARKI

? - KASSERINE ?
(??/??/???? - ??/??/2011)
 
?

Mohamed Amin
MBARKI

? - KASSERINE
(??/??/???? - ??/??/2011)
 
?


Mounir
MBARKI

? - KASSERINE
(??/??/???? - ??/??/2011)
 
?

Liste à compléter,
avec VOTRE AIDE !


MORTS
POUR LA
LIBERTE
mais vivants
pour toujours
dans
l'Histoire et les coeurs
:

N

Mohamed
NASRI

? - KASSERINE
(??/??/???? - ??/??/2011)
 
?

Houcine
NEJI

?
(
??/??/???? - 22/12/2010)

Electrocution VOLONTAIRE (30000V)
le 22/12/2010

Liste à compléter,
avec VOTRE AIDE !


MORTS
POUR LA
LIBERTE
mais vivants
pour toujours
dans
l'Histoire et les coeurs
:

O

Mohamed
OMRI

? - THALA
(??/??/???? - 08?/01/2011) (17 ans)

Mort des suites de ses blessures
le 08?/01/2011

Liste à compléter,
avec VOTRE AIDE !


MORTS
POUR LA
LIBERTE
mais vivants
pour toujours
dans
l'Histoire et les coeurs
:

R

Ahmed
RTIBI

? - KASSERINE
(??/??/???? - ??/??/2011)
 
?

Saber
RTIBI

? - KASSERINE
(??/??/???? - ??/??/2011)
 
?

Liste à compléter,
avec VOTRE AIDE !


MORTS
POUR LA
LIBERTE
mais vivants
pour toujours
dans
l'Histoire et les coeurs
:

S

Walid
SADAWI

? - KASSERINE
(??/??/???? - ??/??/2011)
 
?

Wejdi
SAIHI

? - THALA
(??/??/???? - 12/01/2011)
 
Abattu par la police le 12/01/2011

Nizar
SLIMI

? - MENZEL BOUZAÏEB ? REGUEB ?
(??/??/???? - ??/01/2011)
 
?

Achref
SWIAGUI (?)

? - THALA
(??/??/???? - 12/01/2011)
 
Abattu par la police le 12/01/2011

Liste à compléter,
avec VOTRE AIDE !


MORTS
POUR LA
LIBERTE
mais vivants
pour toujours
dans
l'Histoire et les coeurs
:

T

Nizar
TEMIMI

? - REGUEB
(??/??/???? - ??/??/2011)
 
?

Liste à compléter,
avec VOTRE AIDE !


MORTS
POUR LA
LIBERTE
mais vivants
pour toujours
dans
l'Histoire et les coeurs
:

W

Saber
WNISSI (?)

? - KASSERINE ?
(??/??/???? - ??/01/2011)
 
?

 

Liste à compléter, avec VOTRE AIDE !

 

Noms en attente de plus de détails :

Moncef BEN K.
(mort ???????)
(??/??/???? - ??/01/2011) (50 ans)
 
S'est immolé par le feu
VOLONTAIREMENT
à SIDI BOUZID le ??/??/2011

 

Merci de nous envoyer ICI les corrections, noms, photos (et blogs) et informations
(date et circonstances de décès) pour un hommage dans cette colonne

Leurs morts auront été UTILES, car c'était sans doute le seul moyen de chasser le dictateur qu'on croyait en place A VIE, et de mettre fin à ce régime d'oppression et de corruption !
On peut dire que chaque mort (d'avant le 15/01/2011) a libéré 100 000 Tunisiens : ce sont donc de "belles" et glorieuses morts.
Toute notre admiration et notre compassion aux familles et aux proches.

ECOUTEZ
"Kasserine"
par les WILD SHADES !
A ECOUTER TRES FORT !
TELECHARGEZ ("Enregistrer sous")
ET DIFFUSEZ LE MP3 !

Informations et paroles

- On recherche - en France - un chanteur de rock
(tunisien) pour faire une version en arabe !

Dernières infos : voir "THALA SOLIDAIRE" (super blog !)
Infos en arabe sur AssabilOnline
  (traduc auto)
iTele en direct   Résumé de la Révolution (sur Wikipédia)   

INFOS, PHOTOS, VIDEOS :

A voir absolument !
"ENVOYE SPECIAL" A KASSERINE :


Une victime de la région de Kasserine
QUI est-ce, SVP ?


Ils sont morts pour avoir eu le courage de
résister au "Ministère de la Terreur" !
Merci à eux, et soutien national à leurs familles


(CLIQUER SUR L'IMAGE POUR VOIR LA VIDEO)
IL FAUT DONNER LES BIENS DE LA "FAMILLE VOLEUSE"
AUX FAMILLES MARTYRES TUNISIENNES !

DIFFUSEZ CE MESSAGE ET CETTE PHOTO !
POUR LES VICTIMES ! JUSTICE !!!

Voir toutes les EMISSIONS TV
sur la REVOLUTION TUNISIENNE
sur wat.tv


Cliquez pour voir toutes les autres photos d'Abdellatif SNOUSSI sur la manifestation du 18/01/2011 à BIZERTE
N'HESITEZ PAS A COPIER ET DIFFUSER CETTE PHOTO !
(autorisation pour diffusion partout, mais sans rien modifier sur la photo)

Les toutes dernières nouvelles :
L'actualité en Tunisie
minute par minute
sur Twitter
(accessible même sans compte Twitter)

YES, WE CAN !
SI, ON PEUT !
Et en plus, nous, on le fait !!!


FIERTE ET ESPOIR pour tous les opprimés

ANALYSES et conseils (sur l'excellent site nawaat.org)

Le "bienfaiteur" contemple celui qui provoquera sa perte...
mais il ne le sait pas encore
  (Hôpital de Ben Arous, 28/12/2010)


AGRANDIR
Un bel exemple de juste revanche des plus humbles sur une "élite" criminelle, cupide et sans états d'âme.
Un COURAGE incroyable d'un côté, une débandade pitoyable de l'autre.
Merci, Mohamed BOUAZIZI, symbole de tout un peuple honnête et travailleur
(on exclut les fonctionnaires corrompus et les "voleurs de pays" de la "famille" !).
Un immense regret cependant, c'est que tu n'as pas su que TU arriverais à réaliser
le rêve secret, le rêve fou des Tunisiens et des Tunisiennes, auquel personne ne pouvait croire !

 


La "révolte des oubliés"


Une victime de la région de Kasserine
QUI est-ce, SVP ?


Triomphe de la Jeunesse et du Bien
sur des dirigeants dépassés et avides

 

 


Une victime de la région de Kasserine
QUI est-ce, SVP ?
Certaines photos sont difficiles à regarder,
mais ce n'est rien par rapport à la douleur vraiment vécue,
alors il faut faire l'effort -au moins- d'ouvrir les yeux sur la réalité,
et comprendre la véritable nature sanguinaire du tyranneau déchu,
ou du moins son total mépris pour le peuple !
Nous respectons évidemment la mémoire des disparus,
nous soutenons les familles et nous les remercions de permettre
la publication de ces images, pour faire comprendre vraiment les choses,
notamment à ceux qui (en Europe) défendaient presque ce régime !
(Peut-être qu'ils ne se rendaient pas compte... alors, qu'ils regardent !!)
Ce régime n'avait aucun scrupule à tirer sur les gens comme sur des lapins !
Mais, à l'époque d'avant internet et le téléphone mobile, ça restait étouffé !
C'est une double victoire de la jeunesse ! (N.T.I.C. + manifestations physiques)

Des victimes de Kasserine
(âmes sensibles s'abstenir)

... Merci à tous ces jeunes, pour leur sacrifice UTILE...
Merci Kasserine, merci la TUNISIE, pour cet exemple donné au Monde,
d'un peuple qui prend en main SEUL son destin, contre une poignée d'oppresseurs armés.

18 janvier 2011                                                     
(Source: “Maghreb Intelligence” le Mardi, 18 Janvier 2011 17:07)

Tunisie: comment ZABA a été débarqué !

Vendredi 14 janvier. Dans la matinée, c’est un Zine El Abidine Ben Ali aux abois qui se replie sur son palais de Hammamet. Il y convoque certains membres de son gouvernement et quelques conseillers. Une équipe de la télévision tunisienne est également présente sur les lieux.

Autour du palais, le général Ali Sériati chef de la sécurité du président, veille au grain. Ses sbires quadrillent le quartier où se situe la résidence présidentielle, armes à la main. Zine El Abidine Ben Ali convoque Abdelaziz Ben Dhia, porte-parole de la présidence et Abdelwahab Abdallah, son conseiller politique et allié sans faille du clan Trabelsi. Il les informe que la situation échappe à tout contrôle et qu’il sera dans l’obligation de sacrifier quelques têtes. Les rapports qui lui parviennent des services de sécurité font état d’une révolte généralisée dans le pays. La foule serait en train de marcher sur le Palais de Carthage à Tunis. Les deux hommes effarés acquiescent dans un premier temps avant de se rebiffer et de demander la tête du chef du gouvernement Mohamed Ghannouchi. Le président hésite un moment et finit par trancher.

Son téléphone n’arrête pas de sonner. C’est Leila Trabelsi qui depuis Dubaï l’incite à résister. Elle lui dit qu’il peut compter sur les milices de ses frères ainsi que sur l’appui des pays du Golfe. Ben Ali ne veut plus la prendre au téléphone. Il démet ses deux conseillers, mais cela ne calme pas la rue. La foule demande clairement le départ de Ben Ali. Deux heures après, il démet le gouvernement Ghannouchi avant de le renommer. La veille, le président avait été lâché par deux figures de son régime : le ministre des Affaires étrangères, Kamel Morjan et le général de corps d’armée, chef de l’état-major Rachid Ammar. Tous les deux forment un axe solide qui demande au président de partir pour éviter le bain de sang. Au milieu de l’après-midi, le général Rachid Ammar informe le président Ben Ali que l’armée sera obligée de décréter un couvre feu général et que dans trois heures elle procédera à la fermeture de l’espace aérien. Kamel Morjan appuie les propos du général Ammar. Il dit au président que si jamais d’autres victimes civiles venaient à tomber sous les balles de la sécurité, les Américains vont définitivement lâcher le régime et appliquer des sanctions. C’est alors qu’Abdelaziz Ben Dhia intervient et réussit à convaincre le président de «s’éclipser » quelques jours pendant lesquels la Tunisie sombrerait dans le chaos. Plusieurs attentats seraient organisés et imputés aux islamistes. Le RCD organiserait dans la foulée des marches monstres demandant le retour du sauveur.

Ben Ali se laisse convaincre. Il pense tout d’abord rester en Tunisie, puis se résigne à la quitter. Dans un premier temps, c’est Malte qui est choisie parce que toute proche de Tunis. Et puis, c’est pour Paris que Ben Ali opte finalement. Là-bas, il pense pouvoir bénéficier d’une grande couverture médiatique. Alors qu’il est escorté par des éléments de sa garde rapprochée jusqu’à son avion, le premier ministre Mohamed Ghannouchi est « obligé » d’enregistrer un message au peuple tunisien où il annonce que le président Ben Ali renonce temporairement au pouvoir. Avec le général Ali Sériati, Abdelaziz Ben Dhia veille sur le déroulement de la cérémonie. Le plan est diabolique. Mais, c’est sans compter sur la détermination du duo Ammar-Morjan.

Dans la soirée, les Américains font pression sur les français pour qu’ils n’accueillent pas le président déchu, alors que Hilary Clinton appelle le prince Nayef Ben Soltane pour accueillir Ben Ali. Au même moment, une réunion houleuse se déroule à Tunis. Le général Rachid Ammar fait savoir que l’armée garantira le respect de la constitution. Les ténors du RCD en viennent aux mains. Ben Dhia est pris d’un malaise. Abdelwahab Abdallah est mis en résidence surveillée chez lui. Aux premières heures du matin, l’ordre constitutionnel est rétabli sous la pression des deux amis Kamel Morjan et Rachid Ammar. Exit donc Ben Ali. L’empêchement se mue en vacance du pouvoir et le président du parlement Fouad M’bazaa, cardiaque et désintéressé, est proclamé par la Cour constitutionnelle président de la République. Pris de cour, le général Sériati et les sbires de Ben Ali fuient un peu partout. Ils veulent organiser le maquis. Ordre leur a été donné de « brûler » la Tunisie. Un scénario qui ne sera pas mené à termes. L’armée et les citoyens fraternisant ont sauvé le pays du Jasmin d’une catastrophe.

(Source: “Maghreb Intelligence” le Mardi, 18 Janvier 2011 17:07)

 


Photo réalisée par Lucas Mebrouk DOLEGA, photographe français de l'agence EPA,
à Tunis le 14 janvier 2011, juste avant qu'il ne soit touché par une grenade lacrymogène
de la police (le visant, semble-t-il ?). Ce reporter est décédé le 17 janvier, de ses blessures.

 

Désolés, mais il faut montrer la vérité !
La police de 'benali' tuait les gens comme du gibier !

Marwan JOMLI
tué le 8 janvier 2011 à Thala
Il ne faut jamais l'oublier !
Tout notre soutien et affection à sa famille et à ses proches...
(les mots ne suffisent pas... il n'y a pas la touche "larmes"...)

 


NAISSANCE D'UN PEUPLE LIBRE

 

 


LE COURAGE ET LA LIBERTE RETROUVES



 


REVOLUTION TUNISIENNE :
Un avertissement pour les autres dictatures

12 janvier 2011                               AUTEUR : Journal OUEST FRANCE
Source : http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Tunisie-au-coeur-d-un-des-centres-de-la-rebellion-_39382-1651735_actu.Htm?xtor=RSS-4&utm_source=RSS_MVI_ouest-france&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS

Kasserine la résistante...

Dans l'ouest du pays, cette ville est un des foyers de la rébellion contre le pouvoir. Cinquante personnes y ont peut-être trouvé la mort en deux jours. Le pouvoir conteste ce chiffre.

Kasserine. De notre envoyé spécial
Scène de pillage à Kasserine, où les émeutiers mettent à sac une grande surface du centre-ville, appelée le « magasin général ». Des gosses passent les bras chargés de cartons. Ils ont pris ce qu'ils ont trouvé. Des rouleaux de papier de toilette, des paquets de biscuits, du lait, des conserves...

Un adolescent hilare fracasse le col d'une bouteille de bière qu'il se met à boire. Soudain, retentit le cri d'une femme. Elle appelle ses enfants. « Rentrez à la maison, vite ». Dans la rue, les visages brillent d'excitation. De peur, aussi.

« Ils voulaient tuer »

Hier, il y a encore eu des morts. La police a tiré. Des manifestants parlent de trente-huit victimes, d'autres de cinquante, pendant les deux journées où cette petite ville de 75 000 habitants, à l'ouest de la Tunisie, a laissé exploser sa colère et provoqué la riposte des forces de l'ordre. « Ils voulaient tuer. Tous les morts portent des blessures à la tête ou à la poitrine. Les balles ne sont pas arrivées par hasard », s'enflamme Nabir, 23 ans.

Le pillage du grand magasin met en rage Youssef Abidi. Cet enseignant est un des responsables du syndicat Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT). Pour lui, pas de doute, c'est orchestré par le pouvoir. « Ce sont les policiers qui ont ouvert les portes pour que les pillards puissent entrer. »

Il montre les rues où pas un uniforme n'apparaît. « Ensuite, ils sont partis pour les laisser faire. Les gens ont faim, c'était obligé qu'ils se servent. Et Ben Ali va pouvoir dire que ce qui se passe n'est qu'une affaire de voleurs alors que c'est un soulèvement populaire qui est en train d'avoir lieu. »

Le syndicaliste a lui aussi été la victime de la brutalité des forces de l'ordre. À 12 h 40, elles ont fait irruption, matraque à la main, dans les locaux de l'UGTT. « Ils poursuivaient des lycéens qui s'étaient réfugiés chez nous. Quand ils sont entrés, ils se sont mis à frapper tout le monde et à tout casser », raconte-t-il.

Vingt-quatre heures après, les rues de Kasserine portent bien visibles les traces des affrontements. Plusieurs bâtiments administratifs ont été incendiés, ainsi qu'une grande surface de meubles. Ce mardi, tous les commerces sont fermés. Ville morte.

Pourquoi une telle explosion de colère ? « Le chômage ! Personne n'a de travail. Regardez-nous. On a tous des diplômes, mais aucun n'a un emploi qui lui assure une vie digne », dénonce avec véhémence Issan, 22 ans, titulaire d'une maîtrise de gestion.

Le développement de la Tunisie a oublié Kasserine, où le taux de chômage frise les 30 %. « Pas un investissement. Cela fait cinquante ans que cela dure, dit Larbi, 35 ans. Il y a deux Tunisie. Celle du littoral, que les touristes connaissent. Et celle de l'intérieur, qui est une prison où l'on crève lentement.»

 


Photo réalisée par Lucas Mebrouk DOLEGA, photographe français de l'agence EPA,
à Tunis le 14 janvier 2011, juste avant qu'il ne soit touché par une grenade lacrymogène
de la police (le visant, semble-t-il ?). Ce reporter est décédé le 17 janvier, de ses blessures.


Aucune stabilité ne justifie l'oppression
Aucune prospérité ne justifie le racket
Aucune politique ne justifie le crime organisé


C'est -bien sûr- un montage !

 


LE TRIOMPHE D'UN PEUPLE EXEMPLAIRE,
pacifique mais saigné et poussé à bout

Les Tunisiens les plus recherchés, en jeu de cartes...
 
((1 de moins))
- Imed TRABELSI (pas mort (fausse rumeur))

 

 


La Liberté a un prix ; les Tunisiens
et les Tunisiennes sont prêts à le payer !

15 janvier 2011                               AUTEUR : Slim MRAD
Source : http://nawaat.org/portail/2011/01/15/le-vrai-miracle-tunisien/

Le vrai miracle Tunisien

Imprévisible, foudroyant, exaltant, historique… Voilà comment on pourrait qualifier ce que l’on peut désormais appeler la Révolution Tunisienne. Une révolution particulière mené par un peuple particulier, riche par son Histoire et dont on loue l’ouverture d’esprit et son caractère pacifique. L’avenir d’une Nation se construit par sa jeunesse. Et c’est cette jeunesse, qui par son manque de perspectives, symbolisé par le courageux et désespéré acte de Mohamed Bouazizi, a peut-être sauvé la Nation en déclenchant le soulèvement qui s’est étendu très vite à tous les Tunisiens sur l’ensemble du pays.

Maturité d’un peuple

L’extraordinaire soulèvement du peuple Tunisien, transformé en révolution, est remarquable par sa maturité et sa démarche pacifique. Certes, des manifestants ont répondu aux balles réelles de la polices et aux « assassins d’élites », postés sur les toits des immeubles, par des jets de pierres. Il est vrai que les symboles du pouvoir en place, comme les locaux du RCD ont été saccagés et brulés. Mais n’est-ce pas là une preuve supplémentaire de ce caractère pacifique, compte tenu des nombreux assassinats arbitraires de civils ? Précisément, ne pouvons nous pas être étonnés que la situation n’ait pas dégénéré alors même que l’on ordonnait de tirer sur les cortèges funéraires des personnes exécutés ? Dans bien d’autres pays, l’insurrection et la violence auraient été une réponse à tant d’acharnement. C’est la persévérance d’un peuple éduqué et responsable, à qui on avait tant de fois promis qu’il aurait le pouvoir de décider de l’avenir de sa Nation, qui a primé.

L’armée, garde-fou républicain

Déployée à partir de la troisième semaine du soulèvement, l’armée tunisienne a fait preuve d’un comportement exemplaire et a forcé le respect de la population. Cette armée, faiblement dotée depuis l’Indépendance par le Président Bourguiba, pour la tenir à l’écart du pouvoir et pour renforcer les allocations pour l’Education du peuple Tunisien, a toujours été confinée dans les casernes, loin de Carthage. Son rôle de protecteur suprême de la République est apparu au grand jour quand le chef d’état major de l’armée Rachid Ammar, a refusé de tirer sur les manifestants. Ces même manifestants qui se protégeaient derrière les camions de l’armée, des tirs des protecteurs de l’Etat que sont les policiers. Ajoutons deux éléments pour expliquer la proximité de l’armée tunisienne envers la population et leur adhésion à la révolution : le premier est la composition de l’armée, qui est une armée d’appelés et pas seulement une armée de métier ; le second est la rancœur de certains hauts officiers de l’armée, après l’exécution de hauts gradés par Ben Ali il y a quelques années par l’explosion d’un avion…

Une révolution exemplaire a eu lieu pour chasser du pouvoir le premier flic morose de la Tunisie et mettre fin au système de corruption généralisée de ses proches. Malgré la confusion qui règne en Tunisie quelques heures après la fuite du dictateur, avec le signalement de pillages qui seraient le fait de voyous et d’anciens policiers, le peuple Tunisien doit rester responsable.

Responsable et vigilant pour la construction d’une chose inédite en Tunisie, à savoir la démocratie. Nous avons su prendre rendez-vous avec l’Histoire, prenons maintenant rendez-vous avec l’avenir en nous impliquant pour favoriser les forces politiques démocratiques, progressistes et laïques, pour que la victoire de cette révolution reste entre les mains du peuple Tunisien et pour que miracle Tunisien ne soit pas un mirage.

Slim MRAD

 


A Regueb, à côté de Sidi Bouzid, le 10 janvier 2011. (AFP)
(note : ça ressemble plutôt à Kasserine (monument romain ?) - merci préciser)

 


Une Jeunesse prête à risquer sa vie contre
l'injustice, l'humiliation et le racket !

11 janvier 2011                               AUTEUR : NOUVEL OBS / AFP
Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110111.OBS6020/les-emeutes-en-tunisie-auraient-fait-au-moins-50-morts.html

"Tunisie : à Kasserine, la situation est chaotique"
(attention, article du 11 JANVIER !)

Les émeutes ont fait, selon les associations, plus de 50 tués ces trois derniers jours rien que dans cette ville du centre-ouest. Le gouvernement annonce, lui, quatre morts par balle.

La situation était chaotique à Kasserine, chef lieu du centre-ouest de la Tunisie où des émeutes ont fait plus de 50 tués ces trois derniers jours, a indiqué mardi 11 janvier à l'AFP un responsable syndical. Ces affrontements ont eu lieu dans les cités Ennour et Ezzouhour."C'est le chaos à Kasserine après une nuit de violences, de tirs de snipers, pillages et vols de commerces et de domiciles par des effectifs de police en civil qui se sont ensuite retirés", a indiqué Sadok Mahmoudi, membre de l'union régionale de l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT, centrale syndicale). Cette version des faits a été corroborée par d'autres témoins interrogés par l'AFP. Le président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme, Me Mokhter Trifi, a de son côté confirmé à l'AFP cette version de faits survenus la nuit dernière à Kasserine. "Une opération de commandos téléguidée a été organisée la nuit dernière pour piller et faire accréditer la thèse du complot avancée par le régime", a déclaré Me Mokhter Trifi à l'AFP. "Des bandes cagoulées ont semé le chaos sous les yeux des forces régulières qui se sont ensuite retirées à l'extérieur de la ville", a-t-il ajouté.Selon lui, ces actes "visent à faire accréditer la version des autorités qui ont "attribué les émeutes du week-end à des pilleurs parmi la population".

"Cadavres éventrés, cervelle éclatée"

Mokhter Trifi a fait état d'un "grand nombre" de tués, affirmant que "la confusion qui règne actuellement ne permet pas de donner un bilan chiffré.
"Le nombre de tués a dépassé les cinquante, a indiqué Sadok Mahmoudi, citant un bilan recueilli auprès du personnel médical de l'hôpital régional de Kasserine où ont été transportés les corps. Un fonctionnaire local ayant requis l'anonymat a aussi décrit "une situation de chaos" dans cette ville à 290 km au sud de Tunis, confirmant des tirs de snipers postés sur le toits et des forces de police tirant sur des cortèges funèbres.
Le personnel médical de l'hôpital de Kasserine a débrayé durant une heure pour protester contre le nombre élevé de victimes et la gravité des blessures, a ajouté ce fonctionnaire, décrivant des "cadavres éventrés, à la cervelle éclatée".
Un homme de 75 ans et son épouse ont été tués dans le quartier Ezzouhour alors qu'ils allaient enterrer leur enfant lundi (bien lundi), selon ce témoignage.

Un bilan largement provisoire

Ces déclarations confirment ainsi le bilan indiqué par la présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) Souhayr Belhassen, qui indiquait un bilan de 35 morts sur la base d'une liste nominative. "Le chiffre de 35 morts s'appuie sur une liste nominative", avait-elle en effet déclaré plutôt dans la journée. "Mais le nombre total des victimes est plus important. Ca tourne autour de la cinquantaine, mais c'est une évaluation", avait-elle dit. Le bilan humain de cette révolte sociale, enclenchée le 17 décembre après l'immolation par le feu d'un jeune Tunisien de 26 ans, a "tragiquement augmenté" après les manifestations pendant le week-end dans les localités de Regeb, Thala et Kasserine, avait-elle ajouté.

Moins de tués selon le gouvernement

Le gouvernement tunisien a lui annoncé dans la même journée quatre tués par balles parmi des "assaillants" et huit blessés dans les rangs de la police dans les affrontements de Kasserine. "La ville de Kasserine a été le théâtre d'actes de violence et de destructions perpétrés par des groupes qui ont attaqué deux postes de police, à coup de bouteilles incendiaires, de bâtons et de barres de fer", selon le ministère tunisien de l'Intérieur. "Après diverses sommations et des tirs en l'air, la police a fait usage des armes dans un acte de légitime défense, lorsque les assaillants ont multiplié les attaques, jetant des pneumatiques en feu pour forcer les locaux de la police dont les équipements ont été incendiés", a ajouté le ministère. Cet incident a "occasionné la mort de quatre assaillants et pas moins de huit blessés plus ou moins graves parmi les agents de l'ordre, dont certains souffrent de brûlures", selon le communiqué officiel transmis à l'AFP. Ce nouveau bilan officiel porte à 18 le nombre total de tués par balles dans les affrontements ayant lieu depuis samedi dans le centre-ouest, selon le gouvernement.

 


Photo réalisée par Lucas Mebrouk DOLEGA, photographe français de l'agence EPA,
à Tunis le 14 janvier 2011, juste avant qu'il ne soit touché par une grenade lacrymogène
de la police (le visant, semble-t-il ?). Ce reporter est décédé le 17 janvier, de ses blessures.

 

Désolés, mais il faut montrer la réalité !
La police tuait les gens, sans problèmes !
(sûre de son impunité, et aux ordres, de toute façon)

Image ici réduite, par décence et respect. (AGRANDIR)

Mohamed Amin MBARKI
tué le 8 janvier 2011 à Kasserine
Il ne faut jamais l'oublier !
Tout notre soutien et affection à sa famille et à ses proches...
(les mots ne suffisent pas... il n'y a pas la touche "larmes"...)

 


LA PREMIERE REVOLUTION MODERNE
(du 3ème millénaire)
Espérons que les Tunisiens sauront éviter les pièges et les effets pervers
de la "démocrassie" des sociétés dites "avancées"
(comme la France, où on n'a pas le droit de dire la vérité (cf. Eric Zemmour))
Gardez votre BON SENS les Tunisien(ne)s, et montrez la voie au Monde.

15 janvier 2011                               AUTEUR : Tawfik BEN BRIK
Source : http://www.slate.fr/story/32795/tunisie-revolution-confisquee-ben-ali-mebazaa-ben-brik

Tunisie: la révolution confisquée par le triumvirat
Ben Ali est parti, mais il reste aux Tunisiens à chasser du pouvoir Mohamed Ghannouchi, Foued Mebazaa et Abdallah Kallal, symboles du parti au pouvoir depuis Bourguiba.

C’est une fois et une seule fois que ça se passe dans la vie d’un homme. Et souvent, ça n’arrive pas. On reste sur les quais à attendre la locomotive. Le facteur, bonnes gens, ne sonne pas deux fois.

Il ne nous a pas oubliés. Il n’a pas oublié le peuple tunisien. Il a mis la chance entre ses mains. Il lui a donné la chance de vivre la révolution, ce mot oublié depuis les révolutions latino-américaines. Il a été donné aux Tunisiens de vivre un moment magique, de renverser un tyranneau de seconde division soutenu par les tsars et les kaisers du monde puissant. Avec la chute de Zine el-Abidine Ben Ali s'effondre un autre mythe, celui de l’Occident protecteur de ses contremaîtres et autres tenanciers des pays du Sud.

Qu’est-ce qu’une révolution, si ce n’est la victoire d’un peuple sur son usurpateur? Une révolution qui campe sur une position non négociable, une révolution qui plaide le collectif contre l’individualisme, pour la loi contre celle du plus fort, l’égalité contre les privilèges, pour le citoyen contre le client. Une révolution qui traque les tièdes, les mous, les hésitants, les parvenus. Une Tunisie qui croit –encore– à la révolution contre l’involution. Elle a sommé Ben Ali de déguerpir: vingt-trois ans, basta!

La première révolution futuriste

C’est la première révolution futuriste menée par un peuple gai mais inconsolable. Des jeunes enfants de la balle, des facebookers qui savent manier la souris de leur PC comme si c’était une manette de console de jeu. Leurs idoles sont les figurines de God of War ou Star Wars. Ce sont des Jedi à la cape brune et au sabre laser, des Obi-wan Kenobi et des Luke Skywalker, ces chevaliers élus qui apportent avec eux l’équilibre de la Force.

Les derniers jours de la révolution ont vu tourbillonner l’information. Chaque fait était englouti par un autre fait comme si c’était un crachat dans un océan d’évènements. La journée du vendredi 13 (14, en fait...) a vu un déferlement d’évènements de mauvais augure pour les uns, porte-bonheur pour les autres: Ben Ali déclare «non à la présidence à vie», limoge son gouvernement, décrète l’état d’urgence, l’armée investit l’aéroport et ferme l’espace aérien. Et plouf… Ben Ali s’en va, décrié, dans la honte, comme un chien la queue entre les jambes. «Un chien reste un chien, mais Ben Ali est moins qu’un chien », extrême insulte bouzidie.

Ombre de l'ombre

Un Premier ministre, Mohamed Ghannouchi, l’ombre de l’ombre, remonte à la place du moins qu’un chien, et s’autoproclame en direct sur TV7 nouveau président. A ses côtés, deux cartoons, les présidents de la Chambre des députés et de la Chambre des conseillers, Foued Mebazaa, depuis désigné président par intérim par le Conseil constitutionnel, et Abdallah Kallal. Deux criminels de guerre, le dernier étant recherché par la justice helvétique pour crime contre l’humanité.

Ce triumvirat est issu du symbole le plus abhorré des Tunisiens: le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), parti au pouvoir depuis Bourguiba. C’est au napalm qu’il faudrait le raser de la surface de la Tunisie. Ce parti est l'antre de tous les maux: clientélisme, régionalisme, corruption, injustice, usurpation électorale, despotisme local et dictature de proximité.

Ben Ali a foutu le camp: foutez le camp, partisans du RCD! En laissant le pouvoir à ses compères, ceux-là mêmes qui l’ont accompagné tout le long de son règne sans partage, Ben Ali espère mettre en échec la révolution. Une révolution de palais suffira. Révolutionnaires de mon pays, marchez sur le triumvirat et extirpez le RCD, cette verrue sur le nez.

Taoufik Ben Brik

 


UN
PEUPLE
A RETROUVE
SA DIGNITE


A Bizerte le 18/01/2011
Photos sur FaceBook de Abdelatif SNOUSSI


A Bizerte le 18/01/2011 - Photos sur FaceBook de Abdelatif SNOUSSI

16 janvier 2011                               AUTEUR : Journal LE PARISIEN
Source : http://www.leparisien.fr/crise-tunisie/tunisie-ce-pilote-qui-a-refuse-d-embarquer-des-proches-de-ben-ali-16-01-2011-1229769.php

Ce pilote de Tunisair qui a refusé d'embarquer des proches de Ben Ali

Il est devenu un héros de la révolution tunisienne. Mohamed Ben Kilani, 37 ans, pilote de Tunis Air a refusé vendredi d'embarquer à Tunis des membres de la belle-famille honnie de l'ex-président Ben Ali. Samedi, son geste a provoqué un tonnerre d'applaudissements au beau milieu d'un vol de sa compagnie, lorsque les passagers ont su qui était leur commandant de bord.

Les circonstances exactes du fait d'armes de Mohamed Ben Kilani, 37 ans, cheveux courts et fines lunettes, restent obscures mais les louanges des Tunisiens sur les réseaux sociaux lui ont apporté son quart d'heure de gloire. «J'avais embarqué les passagers, j'étais prêt à décoller pour Lyon vendredi à 14h30 mais je n'en ai pas reçu l'autorisation. On m'a prévenu qu'il y aurait cinq passagers supplémentaires, que c'était un ordre. J'ai tout de suite compris qu'il s'agissait de la famille présidentielle, la famille Trabelsi (nom de la belle-famille du président Ben Ali,ndlr). Quelqu'un de la compagnie me l'a confirmé», a expliqué à des journalistes le pilote, sorti du cockpit pour rencontrer ses admirateurs.

«Ne pas participer à cette expédition de criminels»

Il n'était pas rare pendant la présidence de Zine El Abidine Ben Ali que ses proches et ceux de son épouse embarquent ainsi au dernier moment, selon les hôtesses de l'air. «Il y a eu comme un flash dans ma tête, j'ai revu les images des événements ces derniers jours en Tunisie et j'ai décidé de ne pas participer à cette expédition de criminels. Si je ramène cette famille, je serai un traître pour toute ma vie», poursuit-il, entre deux poignées de mains, tandis que des passagers font la queue pour le prendre en photo avec leurs téléphones portables.

Le pilote explique alors avoir fait part aux autorités de son refus de décoller avec ces passagers supplémentaires, sans s'étendre sur les motifs qu'il a invoqués. Moins d'une heure plus tard, l'armée prenait possession de l'aéroport de Tunis et l'espace aérien tunisien était fermé pour la journée... sauf pour Zine El Abidine Ben Ali qui fuyait le pays après 23 ans au pouvoir. Une grande confusion régnait le soir de ce jour historique sur la destination de l'ex-président.

«J'ai voulu participer au mouvement de révolte à ma manière»

«J'ai fait mon devoir en tant que Tunisien. Je regrettais de ne pas avoir pris part aux manifestations alors j'ai voulu participer au mouvement (de révolte) à ma manière. Je représente l'opinion publique tunisienne, j'avais aussi l'approbation discrète du copilote et du reste de l'équipage, ils ne voulaient pas participer non plus, je le voyais sur leurs visages», assure Mohamed Ben Kilani.

«Je n'ai pas personnellement souffert des agissements de cette famille, mais je connais beaucoup de gens qui sont dans ce cas. Cela faisait des années que nous étions sous la pression de ce régime», dénonce le commandant de bord, comparant les Ben Ali-Trabelsi aux époux Ceaucescu, en Roumanie.

«Il faut que tout le monde bouge, il faut bouger pour la liberté», répète entre deux embrassades le pilote qui appelle les Tunisiens, comme lui, à apporter, chacun, leur contribution à la liberté, alors que la situation reste tendue dans un pays en proie aux pillages et aux violences.

BRAVO, PILOTE !!!

17/01/2011
(...)
Un autre nom a été interpellé. C'est Belhassen Trabelsi, frère aîné de l'ex-première dame. « L'homme le plus détesté du pays avait pourtant minutieusement organisé sa fuite, et souhaitait se rendre à Lyon, en compagnie de six membres de sa famille », écrit le reporter de Rue 89. Cependant, en raison du refus du commandant de décoller, Belhassen Trabelsi n'a pas pu quitter le pays. Il a été placé aux arrêts dans la caserne d'El Aouina, où il se trouve toujours.

http://www.emarrakech.info/Tunisie-la-chute-libre-des-proches-de-Ben-Ali_a53080.html

28/01/2011
L'info ci-dessus est sans doute fausse, car on a appris hier que Belhassen Trabelsi a été arrêté au Canada, de source sûre.

 


Vous l'avez rêvé, la Tunisie l'a fait, Paris le 15 Janvier
envoyé par AlphHeratz. - L'info internationale vidéo.

                                                                      AUTEUR : Ambassade USA en Tunisie
Source : http://www.maghrebemergent.com/actualite/maghrebine/1637-wikileaks-tunisie-la-traduction-integrale-du-cable-brulot-de-lambassadeur-us.html

Traduction du rapport secret américain
sur la corruption en Tunisie, dévoilé par Wikileaks
Instructif, édifiant et accablant !

Les câbles des diplomates américains divulgués par Wikileaks sont, du point de vue du fonctionnement des économies, d’un grand intérêt. Des lecteurs ont demandé qu’on puisse les rendre accessibles. Maghreb Emergent entreprendra de traduire les câbles qui évoquent le fonctionnement des économies locales. La franchise des diplomates américains sur ces questions ne rend ces câbles que plus intéressants. Nous commençons par le câble-brulot de l’ancien ambassadeur à Tunis, Robert F. Godec, actuellement au département d’Etat, spécialisé dans l’antiterrorisme.

Traduction du câble mis en ligne par Wikileaks

Source: http://213.251.145.96/cable/2008/06/08TUNIS679.html

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08TUNIS679 2008-06-23 13:01 2010-12-07 21:09  SECRET   Embassy Tunis VZCZCXYZ0000

SUBJECT: CORRUPTION IN TUNISIA:
WHAT'S YOURS IS MINE
(CE QUI EST A TOI EST A MOI)

Classified By: Ambassador Robert F. Godec for Reasons 1.4 (b) and (d).

Résumé

1. (S) Selon le rapport annuel de Transparency International et des observations de contacts de l'ambassade, la corruption en Tunisie ne fait qu'empirer. Que ce soit des liquidités, des services, des terres, des biens, ou oui, même votre yacht, la famille du président Ben Ali est réputée pour le convoiter et obtenir ce qu’elle souhaite.

Au-delà des histoires de magouilles de la première famille (présidentielle NDLR), les Tunisiens déclarent rencontrer la corruption de bas niveau dans leurs contacts avec la police, la douane, et une série de ministères du gouvernement. L'impact économique est clair, avec des investisseurs tunisiens, craignant le long bras de «la famille», qui renoncent à de nouveaux investissements, le maintien de taux d'investissement interne faible et un taux de chômage élevé (Refs G, H). Ces rumeurs persistantes de corruption, combinées à une inflation en hausse et un chômage structurel, ont contribué à alimenter la colère contre le GOT (gouvernement tunisien. NDLR) et ont contribué à de récentes manifestations dans le sud-ouest Tunisie (Ref A). Ceux d'en haut serait les pires délinquants, mais susceptibles de rester au pouvoir, il n'y a pas de garde-fous dans le système.

Fin Résumé.

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Sans Limites (The Sky’s the Limit)

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2. (C) Selon Transparency International, indice 2007, la perception est que la corruption en Tunisie ne fait qu'empirer. Le classement de la Tunisie sur l'indice a chuté de 43 en 2005 à 61 en 2007 (sur 179 pays) avec un score de 4,2 (avec 1 pour le plus corrompu et 10 le moins corrompu). Bien que la corruption soit difficile à vérifier, et encore plus difficiles à quantifier, nos contacts sont tous d'accord que la situation s’oriente dans la mauvaise direction. Lorsqu'on lui a demandé s'il pensait que la corruption est meilleure, pire ou de même niveau, XXXXXXXXXXXX, exaspéré s'est écrié : «Bien sûr que ça se dégrade!". Il a déclaré que la corruption ne pouvait qu’augmenter, du fait que ses bénéficiaires sont à la recherche de plus en plus de sources de revenus. Plaisantant à propos de la hausse de l'inflation la hausse en Tunisie, il a dit que même le coût des pots de vin a augmenté. "Un contrôle routier utilisé pouvait vous coûter 20 dinars, maintenant c'est à 40 ou 50!"

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Tout dans la famille

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3. (S) La famille élargie du Président Ben Ali est souvent citée comme le centre de la corruption en Tunisie. Souvent considérée comme une quasi-mafia, une mention indirecte de la "Famille" est suffisante pour indiquer à quelle famille l’on fait allusion. Apparemment la moitié du monde des affaires en Tunisie peut se prévaloir d’une connexion avec Ben Ali par le mariage, et bon nombre de ces relations auraient grandement tiré profit de cette parenté.

L’épouse de Ben Ali, Leila Ben Ali, et sa famille élargie- les Trabelsis – sont ceux qui suscitent le plus la colère des Tunisiens. Avec les nombreuses allégations de corruption, les piques visent les Trabelsi pour leur manque d'éducation, leur faible niveau social, et leur luxe ostentatoire. Bien que certaines des plaintes sur le clan Trabelsi semblent exprimer le mépris pour leurs tendances de nouveaux riches, les Tunisiens font également valoir que la brutalité des moyens utilisés par les Trabelsis et leur abus flagrant du système les rendent facilement détestables. Le frère de Leila, Belhassen Trabelsi le membre de la famille la plus célèbre, est réputé pour avoir été impliqué dans une large gamme d’affaires de corruption, du remaniement récent du conseil d’administration de la Banque de Tunisie (Ref B) à l'expropriation des biens et l'extorsion de pots de vin. Sans compter celles dont il a hérité, les propriétés de Belhassen Trabelsi sont nombreuses et comprennent une compagnie aérienne, plusieurs hôtels, l'un de la Tunisie deux stations de radio privées, une usine d'assemblage d’automobiles, la représentation Ford, une société de développement immobilier…et la liste continue. (Voir Ref K pour obtenir une liste plus étendue de son patrimoine.) Pourtant, Belhassen est seulement l'une de membres de la famille de Leila composée de dix enfants connus, chacun avec ses propres enfants. Parmi cette grande famille élargie, Moncef frère de Leila et Imed son neveu en particulier, sont également d’importants acteurs économiques.

4. (S / NF) Le président est souvent absout par de nombreux Tunisiens qui prétendent qu'il est utilisé par le clan Trabelsi et n'est pas au courant de leurs magouilles. XXXXXXXXXXXX un fervent partisan du gouvernement et membre du XXXXXXXXXXXX, a dit à l'ambassadeur que le problème n'est pas Ben Ali, mais "la famille", qui va trop loin et enfreint les règles. Néanmoins, il est difficile de croire que Ben Ali ne soit pas au courant, au moins dans les grandes lignes, du problème de la corruption croissante.

Cela pourrait aussi refléter les divisions géographiques apparentes entre les fiefs de Ben Ali et des Trabelsi. Le clan Ben Ali se concentre sur région côtière centrale et le clan Trabelsi opère dans la région du grand Tunis et, par conséquent, génère la majeure partie des ragots. Le côté Ben Ali de la famille et de ses enfants et beaux-parents de son premier mariage sont également impliqués dans un certain nombre d'affaires.

Ben Ali a sept frères et sœurs, dont son défunt frère Moncef était un trafiquant de drogue connu, condamné par contumace à 10 ans de prison par les tribunaux français. Ben Ali a trois enfants avec sa première femme Naima Kefi: Ghaouna, Dorsaf et Cyrine. Elles sont mariées respectivement à Slim Zarrouk, Slim Chiboub, et Marouane Mabrouk – représentant des centres de pouvoirs économiques significatifs.

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Cette Terre est votre Terre, cette Terre est ma Terre

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5. (S / NF) Avec les prix réels de l’immobilier en plein essor et le foncier à la hausse, posséder des biens ou des terres au bon endroit peut être soit une aubaine soit un aller simple vers l'expropriation. Au cours de l’été 2007, Leila Ben Ali a obtenu gratuitement du gouvernement tunisien un lot de terrain convoité à Carthage afin de construire une école privée Carthage International School (F Ref). En plus du terrain, l'école a reçu en cadeau un financement de 1,8 millions dinars (US $ 1,5 millions) du gouvernement Et, en l’espace de quelques semaines, le gouvernement a construit de nouvelles routes et installé des feux de signalisation pour faciliter l'accès à l’école. Il est rapporté que Mme Ben Ali a vendu l'Ecole Internationale de Carthage à des investisseurs belges, mais l'ambassade de Belgique a encore été incapable de confirmer ou démentir la rumeur. XXXXXXXXXXXX affirme que l'école a été en effet vendue pour une somme non divulguée mais énorme.

Il a observé qu’une telle vente serait un pur profit puisque Mme Ben Ali a reçu la terre, les 'infrastructures et un énorme bonus de lourdes sans bourse délier.

6. (S / NF) La construction d'un manoir énorme et criard est en cours à côté de la résidence de l'Ambassadeur depuis l’année dernière. Plusieurs sources nous ont rapporté que la maison est celle de Sakhr Materi, gendre du Président Ben Ali frère et propriétaire de Radio Zitouna. Le propriétaire de ce terrain de premier ordre aurait été exproprié par le gouvernement tunisien pour une utilisation par l'administration de l’hydraulique, le terrai a ensuite été attribué à Materi pour un usage privé. Un propriétaire de café a raconté une histoire semblable à un employé de l'ambassade, Belhassen Trabelsi l'a forcé à échanger le café qu'il possédait, situé dans un emplacement de choix contre le café qu’il dirige actuellement. Le propriétaire du café a déclaré que Trabelsi lui a dit qu'il pouvait faire ce qu'il voulait; si un pot de vin de 50 dinars à la police n'étaient pas suffisant, Trabelsi a déclaré que le propriétaire (du café NDLR) n'avait qu'à l'appeler et il serait "prendrait soin de l’affaire."

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Yacht Recherché

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6. (S / NF) En 2006, Imed Trabelsi et Moaz, neveux de Ben Ali, auraient volé le yacht d'un homme d'affaires français bien introduit, Bruno Roger, président de Lazard Paris. Le vol, largement rapporté dans la presse française, est apparu en pleine la lumière quand le yacht, fraîchement repeint de sorte à couvrir ses caractéristiques distinctives, est apparu dans le port de Sidi Bou Said. Roger, un personnage important dans l'establishment français a créé un potentiel d’irritation dans les relations bilatérales et selon les rapports, le yacht a été rapidement restitué. L'affaire du yacht volé a refait surface au début de 2008 du fait d’un mandat d'Interpol pour les deux Trabelsis. En mai, les frères ont été traduits devant les tribunaux tunisiens, dans un effort destiné à satisfaire la justice internationale. Le verdict du procès n'est pas connu.

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Montrez-moi votre argent

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7. Le secteur financier (S) de la Tunisie reste en proie à de graves allégations de corruption et de mauvaise gestion financière.

Les milieux d'affaires tunisiens ironisent en disant que la relation la plus importante est celle que vous pouvez avoir avec votre banquier, ce qui reflète l'importance des contacts personnels plutôt qu’un projet d'affaires solide pour obtenir des financements. Le résultat d’un système bancaire fondé sur les relations personnelles est que le taux global des crédits non performants est de 19 pour cent, ce qui reste élevé, mais est inférieur au pic de 25 pour cent en 2001 (Ref I).

Les contacts de l'ambassade soulignent que beaucoup de ces crédits ont été consentis à de riches hommes d'affaires tunisiens qui utilisent leurs liens étroits avec le régime pour éviter le remboursement (réf. E).

La supervision laxiste du secteur bancaire en fait un excellent gisement d’opportunités, nourri par de nombreuses histoires de montages de la « Première Famille ».

Le récent remaniement à la Banque de Tunisie (Ref B), avec la femme du ministre des Affaires étrangères à la présidence et Belhassen Trabelsi nommé au conseil d'administration, en est le dernier exemple.

Selon un représentant du Crédit Agricole, Marouane Mabrouk, un autre des gendres de Ben Ali, a acheté une participation de 17 pour cent de l'ancienne Banque du Sud (aujourd'hui Attijari Bank) immédiatement avant la privatisation de la banque. Cette part de 17 pour cent a été décisive pour le contrôle majoritaire de la banque, la privatisation ne représentant que 35 pour cent du capital de la banque. Le représentant du Crédit Agricole a déclaré que Mabrouk a vendu ses actions à des banques étrangères avec une plus-value significative, l’adjudicataire de l'appel d'offres, l'hispano-marocain Santander-Attijariwafa a finalement payé une prime non déclarée à Mabrouk. XXXXXXXXXXXX a raconté que quand il était encore à sa banque il avait l'habitude de recevoir des appels de clients paniqués qui l’informaient que Belhassen Trabelsi leur avait demandé de l'argent. Il n'a pas précisé s'il leur avait conseillé ou non de payer.

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Effet d'entraînement

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8. (S) bien que les histoires de corruption de haut niveau de la famille soient parmi les plus fréquentes et les plus souvent répétées par les tunisiens, la petite corruption est celle qu’ils rencontrent le plus fréquemment dans leur vie quotidienne. Les contraventions pour excès de vitesse peuvent être ignorées, la délivrance des passeports peut être accélérée, et les usages peuvent être contournés - tous pour le bon prix. Les dons au fonds gouvernemental pour le développement 26-26 ou à la Société caritative Bessma pour les Handicapés soutenue par Leila Ben Ali sont également réputés pour graisser les rouages. Hayet Louani (protect), un membre bien introduit du Parlement, a fait face à une pression accrue du gouvernement après avoir refusé plusieurs "demandes" de donner de l'argent à l'équipe de football des Trabelsi. XXXXXXXXXXXX a déclaré que les inspecteurs des douanes réclament 10.000 dinars pour obtenir ses marchandises à la douane, il n'a pas révélé si oui ou non il a acquiescé à la demande.

9. (S) Le népotisme est également soupçonné de jouer un rôle important dans l'octroi de bourses et d'emplois. Connaître les personnes idoines au ministère de l'enseignement supérieur peut déterminer l'admission dans les meilleures écoles ou peut signifier une bourse pour étudier à l'étranger. Un FSN (employé local. NDLR) de l'ambassade a déclaré que le Directeur de la Coopération internationale, un contact de longue date, a offert de donner à son fils une bourse d'études au Maroc sur la base de leur connaissance. Si vous ne connaissez pas quelqu'un, l'argent peut aussi faire l'affaire. Il ya beaucoup d'histoires de Tunisiens qui ont payé des fonctionnaires au ministère de l'Enseignement supérieur pour envoyer leurs enfants à de meilleures écoles que celles auxquelles ils auraient eu droit au vu de leurs résultats aux examens. On soupçonne également que les emplois dans l’administration – très recherchés en Tunisie – soient alloués sur la base de connexions.

La défunte mère de Leila Ben Ali, Hajja Nana, est aussi citée pour avoir agi à titre de courtier pour les admissions scolaires et de recrutement au sein de l’administration, en fournissant ses services de facilitation contre une commission. Parmi les plaintes déposées par les manifestants dans le bassin minier de Gafsa figuraient des allégations selon lesquelles des emplois dans la Société des phosphates de Gafsa ont été attribués sur la base de connexions et de corruption.

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Le règne des voyous

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10. (S / NF) Les nombreuses histoires de corruption familiales sont certainement pénibles pour de nombreux Tunisiens, mais au-delà des rumeurs de commissionnements illicites domine l’exaspération devant le fait que ceux qui sont bien introduits peuvent vivre au dessus des lois. Un ressortissant tunisien a déploré que la Tunisie ne soit plus un Etat policier mais un Etat dirigé par la mafia. «Même la police rend compte à la famille!" s'écria-t-il.

Ceux qui sont au sommet seraient les pires délinquants, et susceptibles de durer au pouvoir, il n'y a pas de contrôles au sein du système. La fille d'un ancien gouverneur a raconté que Belhassen Trabelsi a fait irruption dans le bureau de son père dans un état de fureur, -allant même jusqu’à jeter un employé de bureau, une personne âgée, à terre, après avoir été invité à respecter les lois exigeant une couverture d'assurance pour son parc d'attractions. Son père a écrit une lettre au Président Ben Ali pour défendre sa décision et en dénonçant les méthodes de Trabelsi. La lettre est restée sans réponse, et il a été démis de ses fonctions peu après. La forte censure de la presse par le gouvernement fait que les histoires de corruption familiale ne sont pas publiées. La corruption de la famille reste une ligne rouge que la presse ne peut franchir qu’à ses risques et périls.

Bien que l'incarcération du comédien Hédi Février Baballah Oula était apparemment liée à la drogue, des groupes de défense des droits de l’homme pensent que son arrestation était une punition pour un spectacle de 30 minutes parodiant le président et ses gendres. (Tunis D).

Les ONG internationales assurent que les conditions de détention difficiles du journaliste Slim Boukdhir, arrêté pour avoir omis de présenter sa carte d'identité et outrage à un agent de police, sont directement liées à ses articles critiquant la corruption du gouvernement. La corruption demeure un sujet évoqué en murmurant après un bref regard derrière l’épaule.

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L'éléphant dans la pièce

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11. (S) Plusieurs économistes tunisiens estiment que l’augmentation ou non de la corruption n’est pas significative, car «la perception est la réalité. » La perception de la corruption croissante et les rumeurs persistantes de tractations en coulisses a un impact négatif sur l'économie indépendamment de la véracité des faits rapportés. Des contacts nous ont confié avoir peur d'investir, craignant que la famille n’exige une part de l’affaire. "Et alors ?" se demande Alaya Bettaieb, "Le meilleur scénario est que mon investissement soit un succès et que quelqu'un d'important essaie d’en prendre une part." La persistance de faibles taux d'investissement interne le confirment (Ref H). Bien qu’illégaux, les comptes bancaires à l’étranger, seraient monnaie courante. Une récente amnistie du ministère des Finances destinée à encourager les Tunisiens à rapatrier leurs fonds a été un échec lamentable. Bettaeib confie qu'il envisage d'enregistrer sa nouvelle société en Mauritanie ou à Malte, craignant des interférences indésirables. De nombreux économistes et hommes d'affaires observent que l’importance des investissements dans l'immobilier et le foncier reflètent-le manque de confiance dans l'économie et une tentative de mettre leur argent en sécurité (Ref C).

12. (S) Jusqu'à présent, les investisseurs étrangers n'ont pas été découragés, et selon les contacts dans les milieux d'affaires tunisiens, largement non affectés (par ces agissements. NDLR).

Les investissements étrangers continuent d’affluer à un rythme soutenu, même en excluant les privatisations et les grands projets du Golfe qui n'ont pas encore commencé. Les investisseurs étrangers rapportent plus rarement les tentatives d'extorsion rencontrées par les Tunisiens, ce qui est peut-être du au fait que les investisseurs étrangers ont recours à leurs propres ambassades et les gouvernements. Le représentant de British Gas a dit à l'ambassadeur qu’il n’avait été confronté à aucune irrégularité. XXXXXXXXXXXX a déclaré qu'il ya plusieurs années Belhassen Trabelsi avait tenté de faire pression sur une entreprise allemande activant dans le secteur offshore, mais qu’après une intervention de l'ambassade d'Allemagne, Trabelsi a été explicitement mis en garde afin d'éviter les sociétés offshore. Malgré les déclarations sur l’augmentation de l'investissement interne, le gouvernement tunisien met fortement l'accent sur l'accroissement des flux d'IED dans le pays, en particulier dans le secteur offshore. Néanmoins, il existe encore plusieurs exemples d'entreprises ou des investisseurs étrangers qui font l'objet de pressions en vue de s’associer au « bon » partenaire. Le meilleur exemple reste la non-entrée de McDonald's en Tunisie. Lorsque McDonald's a choisi de limiter la Tunisie à un franchisé qui n’était pas le candidat du gouvernement tunisien, l'affaire a capoté par le refus du gouvernement d'accorder l'autorisation nécessaire et le refus de Macdonald’s de jouer le jeu par l'octroi de sa licence à un franchisé ayant des liens avec la Famille.

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Commentaire Kasserine.com :
tout ça n'était "SECRET" pour personne en Tunisie !


"Je propose que la couleur rouge, rouge comme le sang des martyrs qui a coulé hier
à Gassrine et dans d'autres régions tunisiennes, ne revienne à ce drapeau
que lorsque dignité et liberté seront rendus au Pays qu'il représente. " 
(bokoussama)


Protesters demonstrate against Tunisian President Zine al-Abidine Ben Ali in Tunis January 14, 2011.
(REUTERS/Zohra Bensemra)
Source (40 photos) : http://www.boston.com/bigpicture/2011/01/an_uprising_in_tunisia.html

18 janvier 2011                               AUTEUR : "Anonymous (Tunisia)"
Source (VIDEO) : http://www.facebook.com/video/video.php?v=1403606870030

RAPPEL : "Anonymous" est un groupe international de "hackers" qui a lutté à sa manière
(notamment en bloquant les serveurs gouvernementaux durant la révolte, par des attaques "D.O.S.")

Lettre ouverte de Anonymous
aux citoyens de la Tunisie

[HQ] de Anonymous #optunisia (vidéos)

8:49

C'est parfois en mauvais français, mais c'est compréhensible et intéressant quand même.

Félicitations pour votre position courageuse contre votre dictature! Vous avez gagné! Eh bien - Vous avez vaincu le dictateur - maintenant vous devez vaincre la dictature! Continuez votre combat pour la liberté! membres du RCD sont partout, aux mains sanglantes ... Attention pour le gouvernement - ce n'est pas le gouvernement VOTRE jusqu'à ce que vous élire. Jusque-là, ce n'est que l'ancien régime avec un nouvel ensemble de vêtements.

S'il vous plaît ne pas être dupé dans penser que votre victoire est encore terminé. Les mots ne veulent rien dire sauf si elles sont suivies d'actions. L'ancien régime a donné 3 positions jeton. Notez soigneusement que la Défense et les ministères de l'Intérieur, avec le Premier ministre et le président - sont tous remplis par des filiales du RCD - et ce sont eux qui ont pris cette décision, pas vous.

Ainsi, les forces de sécurité sont toujours théoriquement sous le contrôle des éléments de l'ancien régime. Même les emplois de jeton à des gens comme Slim Amamou - Le secrétaire d'Etat à la Jeunesse. Est-ce que son patron, le ministre de la Jeunesse et des Sports Muhammad Aloulou lui donner un libre cours? Ou Slim ont passé les menottes lui comme s'il était encore en prison?

Il serait plus sûr si les éléments du régime dans le gouvernement intérimaire a été remplacé par une sorte de technocrates, dans l'intérêt de montrer de bonne foi envers le peuple tunisien. D'autres démocraties ont séparation des pouvoirs qui fournissent des freins et de contrepoids pour s'assurer qu'il est physiquement impossible pour un homme de monopoliser le pouvoir - même si il veut. L'armée jure fidélité au peuple, et de la démocratie, et refuser un ordre illégal de prendre le contrôle au nom d'un politicien. Ces choses ne semblent pas encore s'être produit, et ne peut pas se produire, et vous pouvez toujours vous trouvez sur le mauvais bout de la vengeance. Vous avez probablement besoin de suivre les manifestations de rue jusqu'à ce que des garanties de sécurité plus solides sont en place.

Avant, vous aviez une dicatorship d'une partie, vous avez maintenant un gouvernement «intérimaire» l'unité. Il n'y avait pas d'opposition à la dictature et il n'y a pas d'opposition avec le gouvernement d'union nationale. Sauf pour Ali et un ou deux ex-ministres, les visages sont les mêmes - seul le nom a changé - de «Stoogies Ben Ali» à «gouvernement d'unité». Pourquoi pensez-vous il y aura maintenant une amélioration?

Le samedi, il a été dit que le gouvernement d'union durera 6 mois jusqu'à ce que il ya des élections libres et ouvertes tenues. Maintenant, nous entendons que certains des membres du gouvernement disent que six mois ne peut être assez de temps pour préparer les élections. Qu'est-ce une surprise - la dictature est mort - Vive la dictature. Même s'il était vrai que plus de 6 mois ont été neeed - un technocrate peut faire ce genre de décision tout aussi bien en tant que membre du RCD. Le RCD ne sont pas magiques compétences irremplaçables - même si elles sont les mieux placés pour exécuter une dictature, car la plupart des éléments sont encore en place. Si le technocrate a besoin de conseils d'un membre du RCD, je suis sûr qu'ils peuvent se permettre un téléphone.

Qui est le courtier le pouvoir réel (s). Est-ce que vous les gens? Vous les chômeurs?. Je ne le pense pas. Où est votre représentation dans cette "unité" du gouvernement? Examiner le rôle de l'armée. Ben Ali a fui le pays le jour après que l'armée a retiré son appui - at-il fuir si vite parce qu'il avait peur de certaines manifestations ou at-il fuir parce que quelqu'un avait un mot à l'oreille? Depuis, ils ont adopté une attitude attentive de soutenir la Constitution - c'est la même constitution qui a permis à des décennies de dictature - pourquoi est-il impératif de suivre une telle chose? Si cette «unité des voleurs" du gouvernement s'avère être la même que la Cabale Ben Ali, pensez-vous que l'Armée de terre stand by? Ils peuvent ne rien faire sous le slogan «nous n'avons pas interférer avec la politique", ce qui signifierait que le RCD ministre de l'Intérieur décide de l'avenir de la Tunisie. Il n'existe pas d'instruction de l'Armée de dire que cela n'arrivera pas. Aucune explication de l'armée qu'il n'y a pas un seul mec RCD-affiliés la barque.

Aussi, quel est le rôle des autres Etats arabes dans ce domaine? Croyez-vous vraiment qu'ils vont rester les bras croisés alors qu'un pays arabe au milieu d'eux donne la démocratie pleine et libre à son peuple? Quel effet aurait une société libre et fière Tunisie sur l'Egypte de Moubarak, Kadhafi ou de la Libye, ou ... Vous pouvez être sûr que des compromis seront prises à huis clos, tout comme il a toujours été. Voulez-vous, le peuple, être consultés? Je ne le pense pas. Et soyons clairs, que ces régimes n'ont jamais eu de vos intérêts à cœur. Ils n'ont jamais vu votre liberté comme une menace pour leurs propres dictatures.

N'oublions pas les partis interdits - les communistes et les islamistes. Si la Tunisie est vraiment d'être libre et fier, puis leurs voix seront également se faire entendre? Apparemment, ils ne seront pas. élections complète et gratuite ne peut se produire lorsque tout le monde peut voter pour le candidat ou parti de leur choix. S'il n'y a pas une gamme complète de partis et d'opinions disponibles au choix, vous serez alors manipulé à voter pour l'un des «sélectionnés» les candidats / partis. C'est encore la dictature sous le couvert de la démocratie.

Vous, le peuple, les jeunes, les chômeurs, les travailleurs, les femmes, de la Tunisie doit faire en sorte que canidates et les partis qui représentent l'opinion VOTRE sont au gouvernement et peut parler pour vous et peut vous battre pour votre cause. Sinon, vous aurez troqué une dictature ou d'une autre avec le prix du sang - qui n'a rien à montrer pour elle. Rien n'empêche un gouvernement plus représentatif intérimaire mis en place aujourd'hui, en dehors de la volonté des membres du RCD.

Ne croyez pas que le prochain vote démocratique permettra de résoudre tous vos problèmes! Votre prochain chef ne sera certainement pas en mesure de tout régler comme par magie. Cependant, le grand danger est que quel que soit votre prochain chef sera, il n'y aura pas de garanties suffisantes contre lui monopoliser le pouvoir. Ce sont ces garanties qui doivent être en place dès que possible. Vous ne peut littéralement pas faire confiance à personne. Il ya même eu des cas (par exemple la Géorgie), où un poète dissident tourne voyous. Vous pouvez inviter dans certains moniteurs d'outre-mer en provenance de pays que vous considérez être neutre et a vos meilleurs intérêts à coeur.

Il a été dit à maintes reprises que «tout ce qui est nécessaire pour le triomphe du mal est que les hommes de bien ne fassent rien».

Anonyme croit en effet que votre sacrifice de sang montre que vous méritez mieux que vous avez eu jusqu'à maintenant. La seule forme légitime du pouvoir est le pouvoir qui repose sur le consentement du public et de la surveillance généralisée. Si vous vous levez et vous assurer que vos demandes soient entendues, tout comme vous avez fait depuis Décembre 17 - vous avez la chance d'avoir un pays véritablement démocratique avec un gouvernement formé par le peuple et pour le peuple. Toutefois, si vous ne faites pas entendre votre voix, si vous n'avez pas position ferme de vos exigences - il ya une très bonne chance vous allez vous retrouver avec une autre dictature, seul le nom aura changé.

Par conséquent Anonyme vous encourage à tenir bon et faire entendre votre voix!

Un bon gouvernement est un gouvernement qui a peur du peuple. En effet, un gouvernement devrait obéir à son peuple, et non l'inverse. Pourtant, depuis 23 ans, le gouvernement vous a demandé d'être de bons citoyens et de ne pas faire mal. Et depuis 23 ans vous avez été forcé d'obéir par la menace de sanctions extrêmes. Assez!

Soyez vigilant! Soyez vocal! On peut être fier! Et le plus important: être libre!

POUR vous êtes anonyme!
( ? = ANONYMOUS EST AVEC VOUS ! (?))

VOUS NE DEVEZ PAS PARDONNER !

VOUS NE DEVEZ PAS OUBLIER!

Vous êtes nés pour ETRE LIBRE!

 


Protesters greet soldiers during a demonstration against former Tunisian President Zine El Abidine Ben Ali in the center of Tunis, Monday, Jan. 17. 2011. (AP Photo/Christophe Ena)
Source (40 photos) : http://www.boston.com/bigpicture/2011/01/an_uprising_in_tunisia.html

Novembre 2010 : exemple d'un Tunisien tué par la police (Mohamed MAJRI), une histoire hélas TRES banale sous le régime benali, et bien sûr sans aucune suite.
Il fallait vivre avec ça chaque jour, et se taire, depuis 23 ans !

Ce sujet n'est pas directement lié à l'insurrection de janvier 2011,
mais il est un exemple parmi tant d'autres (malheureusement)
qui expliquent la tension extrême (et refoulée !) ayant mené à la Révolution.
Ce type d'assassinats (parfois des passages à tabac qui tournent mal)
étaient vraiment monnaie courante sous le "Ministère de la Terreur"
mais il valait mieux éviter d'en parler ! D'où l'explosion des voix actuelle !

Source (pour le texte à partir de ci-dessous) :
http://translate.google.fr/translate?hl=en&sl=ar&tl=fr&u=
http%3A%2F%2Fwww.assabilonline.net%2F&anno=2

L'assassinat de Mohammed Mejri
par les agents de la Sûreté de la Cité Helal à Tunis

Assabilonline, spécial, Tunis

Mohammed Mejri a rendu visite à son frère jumeau à la prison de Siliana vendredi 19 novembre 2010, lui a acheté des cigarettes à la cantine de la prison, lui a déposé de l’argent sous forme de mandat, et il lui a apporté un couffin de nourriture. Lorsqu’il a quitté la prison, il a été conduit au poste de la Sûreté de Siliana sous prétexte qu’il était soupçonné de s’adonner à la drogue et il a été arrêté.

Une femme a téléphoné à sa famille disant que le mort l’avait rencontré devant la prison et lui avait demandé d’informer sa famille en cas d’arrestation par des agents de la Sûreté qui le suivaient. Il lui a donné le numéro du domicile de ses parents à Tunis. Lorsque le drame est survenu et que la victime a été arrêtée par les agents, cette femme a informé sa famille. Son père a alors contacté la prison par téléphone, puis le poste de la Sûreté de Siliana qui l’a informé de l’arrestation de son fils et lui a affirmé qu’il serait déféré le samedi suivant ou le lundi devant la justice, mais on ne lui a pas dit les accusations portées contre lui.

Mohammed Mejri a été transporté par des agents relevant du poste de la Sûreté de Siliana au service de réanimation de Montfleury à Tunis pour y faire pratiquer des examens visant à démontrer qu’il s’adonnait à la drogue. C’est là que Mejri a pu s’échapper des mains des agents et s’est enfui vers son domicile non loin de l’hôpital. Mais il a été pris en chasse et rattrapé dans son quartier. Il a subi des violences à deux reprises, la première à proximité de son domicile, la seconde dans le parc en face du district de la Sûreté de Gorjani. C’est là qu’il a rendu son dernier souffle, puis il a été transporté à l’hôpital sans vie. Le parquet a été informé.

Le correspondant d’Assabilonline, Zouahïer Makhlouf, a rencontré la famille de Mohammed Mejri à la cité Helal à Tunis. Sa mère a affirmé dans un enregistrement vidéo qu’elle avait vu des traces de coups sur le corps de son fils, sous les oreilles, sur le front, son thorax, son abdomen, la vessie, sous les aisselles et elles a remarqué un bleu sur ses épaules. La mère de la victime a déclaré que des témoins oculaires lui avaient affirmé que des agents l’avaient frappé derrière la tête, et qu’ils donnaient des coups de brodequins au niveau des reins et du ventre jusqu’à ce qu’il décède.

Son père a affirmé que son fils avait été violenté jusqu’à la mort par des agents de la Sûreté, ce qu’ont corroboré des témoins oculaires rencontrés par notre correspondant. Ils ont dit que Mejri avait reçu des coups mortels des agents de la police qui le tenaient.

Le père de la victime a déposé une plainte, et il a envoyé un courrier au ministre de la Justice et des Droits de l’Homme dans lequel il attire l’attention sur le dépassement sécuritaire qui a ôté la vie à son fils, et ce le 30 novembre 2010, il a également demandé que les assassins soient sanctionnés et que justice soit rendue à son fils assassiné.

[…]

Mohammed Mejri, né en 1979, travaillait dans le polissage du marbre. Il était rentré dernièrement d’Italie à l’occasion de l’Aïd pour rendre visite à sa famille et à son frère en prison […] Son frère Mehdi a menacé de se suicider lors de la visite de sa mère en prison le 29 novembre dernier.

De notre correspondant en Tunisie, Zouhaïer Makhlouf (pour AssabilOnline.net)

Vidéo : www.assabilonline.net/index.php?option=com_content&task=view&id=9253&Itemid=1

http://www.facebook.com/profile.php?id=1809135474#!/video/video.php?v=1348433170089&comments

http://www.youtube.com/watch?v=nfeERq0SNpk

(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

Saturday, 04 December 2010 00:14

 


On n'a plus peur du
"Ministère de la Terreur" !


A riot policeman faces off with a protester during a demonstration in downtown Tunis January 18, 2011. (REUTERS/Zoubeir Souissi)
Source (40 photos) : http://www.boston.com/bigpicture/2011/01/an_uprising_in_tunisia.html


VIVE LA TUNISIE LIBRE !

A connaître absolument !!
LA VÉRITABLE NATURE
DU RÉGIME DE BEN ALI

(très bon résumé !) 
(et encore, ici on ne parle que des spoliations !)

L’immolation par le feu du jeune Mohamed Bouazizi a déclenché en Tunisie une révolte sans précédent. L’immolation n’est pas un suicide, il s’agit d’un acte de courage destiné à montrer à la foule le rejet absolu des pratiques d’un pouvoir qui vous empêche littéralement de vivre et c’est bien la raison pour laquelle le peuple a décidé une fois pour toutes d’en finir avec la dictature.
Ce document est destiné à informer le lecteur de la véritable nature du régime mis en place par Ben Ali, un homme qui a distribué à son entourage immédiat les ressources du pays et qui joue le rôle d’arbitre entre les différents détenteurs des richesses, retirant aux uns et donnant aux autres dans une valse des allégeances qui l’a complètement éloigné des réalités de la Tunisie.
Cette logique du pouvoir a entraîné une si grave déliquescence des valeurs que la société dérive rapidement et sûrement vers la décadence ou alors l’intégrisme religieux, considéré comme le dernier refuge de la dignité.
Outre les mouvements de foule spontanés comme les révoltes de Redeyef en 2009 et de Sidi Bouzid qui se sont étendues à toute la république et où les slogans scandés par la foule sont dirigés contre la corruption de la famille de Ben Ali, une multitude d’écrits et d’articles ont condamné depuis 1988 les dérives du régime, qu’elles soient politiques ou financières.
Concernant les dérives politiques, il suffit de lire la déclaration du 7 novembre 1987 pour être convaincu de l’absence totale de volonté politique et cette absence est confirmée par le fait que Ben Ali accepte et couvre les pratiques mafieuses de son entourage immédiat, et ce, au vu et au su de tout le monde et avec la complicité de plusieurs membres de tous les corps de l’État.
Le dossier que nous présentons cible les opérations réalisées par l’entourage immédiat de Ben Ali. La liste n’est évidemment pas complète car quelques proches du pouvoir opèrent par l’intermédiaire de prête-noms et le suivi des opérations devient plus difficile.
Bien que l’ensemble des secteurs de l’économie du pays ait été touché par la rapacité des proches de Ben Ali, ce sont évidement les gros marchés et les meilleures entreprises du pays qui ont été visées en premier. Ainsi, les privatisations ont toutes été opérées dans l’illégalité totale et en contradiction flagrante avec la loi et les règlements.
La première grande victime de ces opérations est l’État tunisien, un État qui a été complètement vidé de sa substance par Ben Ali et son entourage, et ce, pour s’assurer de sa main-mise sur le pays en éliminant toute voix discordante et en allant jusqu’à créer de toutes pièces une opposition fantoche,
Le Comité de Salut Public.
Concernant les « affaires » qui sont devenues la principale activité de Ben Ali et de son entourage, nous vous présentons ci-dessous une première liste des richesses accumulées par Ben Ali et ses proches, et ce, avec une arrogance qui nous éclaire sur la mentalité de ces individus qui n’ont aucune conscience politique, qui sont convaincus que la Tunisie leur appartient et qui se substituent à l’État.
Comme nous le verrons ci-dessous, le poids de Ben Ali et de ses proches dans l’économie du pays est de plus en plus important, ce qui fait que le jeu économique en est lourdement affecté.
Le verrouillage de l’économie empêche tout investissement et toute évolution dans les secteurs clés, ce qui entraîne un nivellement de l’économie par le bas. En clair, la gestion opaque de l’économie et la phagocytation des instruments économiques entraînent le pays vers un désastre sans précédent dans l’histoire de la Tunisie, surtout que la dénonciation de cet état de fait est impossible à cause du verrouillage total de l’information et du blocage - organisé par Abdelwahab Abdallah - de toute émergence d’une société civile.
Cette dynamique concourt très rapidement à la désintégration de la société tunisienne et à l’émergence des extrêmes.


LE SECTEUR BANCAIRE

Le clan Ben Ali a commencé son enrichissement par l’entremise des crédits sans garanties accordés par les banques nationales de développement. Ces pratiques, poussées à l’extrême, ont mis à mal ces institutions. Alors, pour avoir les coudées franches, le clan a décidé de s’approprier des institutions financières.


LA PRISE DE CONTRÔLE DE LA BANQUE INTERNATIONALE ARABE DE TUNISIE.
La prise de contrôle de la BIAT a été opérée d’une façon complètement opaque par une famille proche du pouvoir. Les frères Mabrouk ont opéré une prise de contrôle musclée de ladite banque, l’un des fleurons du secteur bancaire tunisien. La famille Mabrouk, qui était déjà fortunée sous l’ancien régime, et même avant l’Indépendance, s’est toujours assuré des liens privilégiés avec le pouvoir en place. Elle possède aujourd’hui un empire commercial et financier qui a été bâti, depuis l’union avec les Ben Ali, sur des passe-droits et des coups de pouce «venus d’en haut».

LA PRISE DE CONTRÔLE DE LA BANQUE DE TUNISIE
La Banque de Tunisie, l’une des plus anciennes institutions bancaires du pays, connue pour son professionnalisme et son excellente gestion, est tombée dans l’escarcelle de Monsieur Belhassen Trabelsi, frère de Mme Ben Ali. La prise de contrôle de la banque a été faite d’une façon qui s’apparente à un véritable hold-up. Plusieurs grands actionnaires ont été mis devant le fait accompli et la direction de la banque a été accordée à Mme Abdallah, femme de Abdelwahab Abdallah, qui, avec Abdelaziz Ben Dhia, est l’un des deux piliers du régime, et qui est, comme nous le verrons plus loin, l’homme qui a bloqué toute émergence d’une société civile en Tunisie.


DEUX NOUVELLES BANQUES
Alors que la Banque Mondiale et le FMI dénoncent dans leurs rapports envoyés aux autorités tunisiennes le «surbanking» du pays (trop de banques par rapport aux besoins de l’économie) et évoquent la nécessité d’opérer des concentrations et des fusions des institutions bancaires, le gouvernement, par l’intermédiaire du gouverneur de la banque centrale, délivre deux licences de banque à deux gendres du président, la Banque Zitouna pour M. Matri et la MEDIOBANCA pour M. Slim Zarrouk.


La privatisation de la Banque du Sud
Il ne s’agit pas ici de la prise de contrôle d’une banque, mais d’un délit d’initié qui a privé l’Etat d’un revenu considérable au profit de la famille. Il faut rappeler que la vente de la Banque du Sud au groupe hispano-marocain ATTIJARI BANK s’est faite à travers un délit d’initié coopté par l’État: Sakhr el Matri, gendre de Ben Ali a acheté à bas prix une part des actions de la Banque du Sud et les a revendues, avec une grosse plus value, au moment de l’OPA lancée par le groupe hispano-marocain.


Commission de contrôle des transferts à la banque centrale
D’énormes abus ont été constatés en matière de transfert d’argent à l’étranger, des mouvements de fond de plusieurs centaines de milliards sont effectués en totale contradiction avec la loi tunisienne des transferts de devise.
Une commission d’enquête doit être organisée pour arrêter ce fléau de fuite de devises dont bénéficient Ben Ali et ses proches.


LE SECTEUR DES TRANSPORTS


La société Ennakl :
Volkswagen - audi - porsche - seat - KIA

La société nationale Ennakl a été quasiment offerte au gendre de Ben Ali, Sakhr el Matri, qui sans aucun apport personnel, par l’intermédiaire de crédits accordés (sans aucune garantie) par la BNA, s’est retrouvé à la tête de cette entreprise. Aux dernières nouvelles, le chèque de 17 millions de dinars déposé par Sakhr el Matri en garantie au ministère des Finances n’aurait pas été versé à ce jour.
Il faut également mentionner le fait que selon les experts, la valeur réelle de l’entreprise serait au minimum de 300% supérieure à la valeur de la transaction.
Dès la prise de contrôle de cette société par M. Matri, les licences d’importation de véhicules, qui étaient accordées au compte-gouttes selon les besoins du pays, ont été données à tour de bras et on en est même arrivés à importer des Porsche qui coûtent un peu moins de 500 mille dinars ! Ce qui constitue une absurdité absolue dans un pays comme la Tunisie.
Concernant KIA, des industriels coréens sont venus pour monter en Tunisie une industrie de fabrication de pièces détachées, et encore une fois, c’est un proche de Ben Ali, Sakhr el Matri, qui s’est approprié la licence d’importation et de distribution des véhicules.


LA SOCIÉTÉ LE MOTEUR
mercedes - fiat...
La Société LE MOTEUR, l’un des fleurons de l’État, propriétaire des «cartes» MERCEDES et FIAT, entre autres, a été privatisée dans des conditions très obscures au bénéfice de Cyrine Ben Ali et de son époux Marouane Mabrouk.
La décision de privatisation a été suivie par la mise à l’écart du Secrétaire d’État a la privatisation à cause du fait qu’il ait défendu un prix de cession beaucoup plus élevé.


Peugeot
En décembre 2008, la fille cadette de Ben Ali a été promise à un jeune garçon de la famille Ben Gaied. Le jeune homme a alors été immédiatement coopté comme P.D.-G. de la Société STAFIM PEUGEOT, dont les actions ont été achetées au rabais, sinon au nominal, auprès de la BIAT, banque du groupe Mabrouk, allié à Ben Ali.
FORD - range rover - jaguar - hyunday - man
La privatisation à très bas prix de la société étatique qui détenait la licence Ford a été réalisée par Belhassen Trabelsi, frère de Mme Ben Ali, et son ami Hamadi Touil.
Ils ont réussi à imposer à tout le secteur public l’achat de leurs véhicules.
Plusieurs « cartes » de marques leurs sont attribuées, comme Range Rover, Jaguar et Hyundai, sans compter l’assemblage des véhicules MAN.


Les seules taxes qui baissent sont celles des voitures!
Le marché automobile étant trusté par les familles proches de Ben Ali, les seules taxes qui baissent sont celles des voitures.
Ces baisses des taxes ne concernent pas seulement les voitures populaires, mais aussi des voitures de luxe dont le montant dépasse parfois le prix d’une usine.


TUNISAIR
La compagnie Tunisair, fleuron historique de l’aérien tunisien, a subi sous l’ère Ben Ali un harcèlement sans précédent de la part de la famille.
La Présidence de la République, comme si elle n’avait pas d’autres chats à fouetter, s’est immiscée dans toutes les décisions de la Compagnie, et ce, de la désignation des hôtesses à l’achat d’avions, principalement depuis l’arrivée à la tête de la Compagnie du tristement célèbre Rafaa Dekhil qui s’est donné corps et âme à la famille.
Parmi les scandales, deux sont d’une dimension légendaire. L’un concerne l’achat par la compagnie, pour le compte de la Présidence, d’un Boeing 737/600 comportant salons, chambres à coucher, bureaux (on se demande pourquoi).
Nonobstant le fait que ces achats pèsent très lourd sur les comptes de la compagnie, on se demande pourquoi Ben Ali a besoin d’un luxe pareil alors que, depuis l’Indépendance, un simple réaménagement des avions existants était suffisant pour les voyages officiels.
Si M. Ben Ali avait développé une diplomatie active, cet achat surdimensionné par rapport à la taille du pays aurait pu à la limite se justifier, mais la politique internationale de la Tunisie s’est complètement désintégrée durant le règne de Ben Ali qui n’est plus reçu que par des dictateurs ou, au meilleur des cas, des présidents honorifiques.
Or, cet avion gouvernemental sert surtout pour les voyages privés de la famille qui part régulièrement calmer son avidité au Boulevard St Honoré et va frimer aux frais de l’État à St Tropez ou ailleurs.
Comme si cela ne suffisait pas, voici que Ben Ali décide de faire acheter par Tunisair un nouvel avion, un A340 qui coûte, au prix catalogue d’Airbus, 280 millions d’euros ; auxquels il faut ajouter les frais de réaménagement qui font que cet avion coûtera, à sa livraison, à peu prés 600 milliards. De quoi relancer le développement de plusieurs régions du pays et donner du travail à des dizaines de milliers de chômeurs.
Pour comparaison, l’achat par le gouvernement français d’un A320 usagé a provoqué un tollé général en France. Or, l’avion de M. Ben Ali coûtera le prix de 8 (huit) A320, et ce, pour un pays dont le PIB est des centaines de fois inférieur à celui de la France.
Il faut également ajouter qu’à la suite de cet achat noyé dans une grosse commande de Tunisair, messieurs Sakhr el Matri et Belhassen Trabelsi ont acheté deux avions privés.


Carthago Airlines & Nouvelair
Concernant les licences accordées aux compagnies aériennes :
Licence accordée à Slim Chiboub et Aziz Miled pour Nouvelair.
Licence accordée à Belhassen Trabelsi pour Carthago-airlines et fusion de Carthago et de Nouvelair après la disgrâce de Slim Chiboub.


LA GESTION DES SERVICES DE L’AEROPORT DE TUNIS
La concession du premier opérateur privé pour la gestion de la logistique des services de l’OPAT a été accordée dans une opacité totale à la société MAS. Encore une fois, c’est un gendre de Ben Ali, M. Slim Zarrouk, qui en est le bénéficiaire. Dans quelles conditions financières et pourquoi lui?


Appel d’offres pour la privatisation des free-shops
La société qui a été retenue pour l’attribution de la licence des Free-Shops est la Sté Weitnauer qui était chapeautée par Sofiene Ben Ali et Abderahmane Tlili. Ce dernier a ensuite été mis hors-circuit.


La Compagnie Tunisienne de Navigation
La CTN, compagnie de navigation historique, qui a joué depuis l’Indépendance un rôle exceptionnel dans l’économie du pays, est aussi visée par les proches de Ben Ali, surtout depuis que le jeune Sakhr el Matri a ouvert son village pour croisiéristes.
Avant la privatisation prévue de la CTN, la compagnie a reçu l’ordre de commander à coup de centaines de milliards de nouveaux navires qui ne seront livrés qu’une fois la CTN privatisée, et ce, pour le bénéfice des futurs preneurs qui sont déjà choisis par le pouvoir.


Imed trabelsi et la CTN
Imed Trabelsi, connu pour ses frasques dont le vol et recel de yachts et une multitude d’opérations douteuses, a également créé à lui tout seul une nouvelle ligne pour la CTN reliant Sfax à Tripoli. Il a laissé une ardoise de plusieurs centaines de milliers de dinars à la CTN.

LA TELEPHONIE

Tunisiana
L’État tunisien se fait voler des centaines de millions de dinars par les «Premières Dames» de Tunisie et de Palestine.
Pourquoi la deuxième concession de téléphonie mobile a-t-elle été accordée à El Sawiress, un ami de Mme Arafat? Parce que Mme Arafat a demandé à son amie, Mme Ben Ali d’intercéder en sa faveur contre une somme faramineuse.
Encore une fois, dans cette affaire, c’est l’État tunisien qui s’est fait voler une somme d’à peu près 400 millions de dinars.
L’ouverture des offres pour la licence de téléphonie mobile a révélé que VIVENDI était le mieux placé pour l’emporter. Mais pour leur propre intérêt, les proches de M. Ben Ali ont averti ORASCOM pour qu’il fasse une contre-offre supérieure à celle de VIVENDI.
Six mois après avoir obtenu la licence, ORASCOM n’avait toujours pas réglé le gouvernement tunisien. Après plusieurs menaces du ministère des Télécoms pour annuler la transaction, les proches de Ben Ali et à leur tête Mongi Safra ont concocté une solution miracle qui restera dans les annales de l’histoire des détournements de biens public de la planète : un groupe de financiers s’est réuni pour accorder à Orascom un crédit avec un pool bancaire 100% tunisien. Et la licence, accordée à une société étrangère, a donc fini par être payée avec un chèque en dinars tunisiens ! Ce sont donc les banques tunisiennes qui ont offert Tunisiana à Orascom!
Cette affaire a provoqué des remous jusqu’à la Banque Mondiale qui, constatant ces irrégularités flagrantes, a décidé d’annuler un crédit bancaire à long terme de 250 millions de dollars au bénéfice de la Tunisie. Cette institution financière internationale qui depuis l’Indépendance a toujours soutenu le développement de la Tunisie, se méfie désormais de toute opération concernant notre pays.
L’affaire TUNISIANA n’est qu’un épisode des frasques des deux «Premières Dames» qui ont également défrayé la chronique par la création de l’ISC.


L’AFFAIRE WATANIA-QTEL / SAKHR EL MATRI
La téléphonie mobile étant une activité délicate pour la sécurité du pays, la Tunisie n’a pas manqué, comme cela se fait partout ailleurs, de conditionner la vente de parts des entreprises de téléphonie à approbation préalable.
Watania-Qtel, propriétaire de 50% de Tunisiana, a décidé d’acquérir les 50% restants. Or, pour obtenir l’aval du gouvernement tunisien, Watania Qtel a« offert »à Skhar el Matri 25 % de l’affaire en contrepartie de l’aval du gouvernement et de la promesse d’obtention d’une licence 3G.
Tout le montage financier dont on parle dans les médias tunisiens est pur mensonge, nous publierons ultérieurement les documents prouvant la malversation.


ORANGE
Les opérations se suivent et se ressemblent, la licence du troisième opérateur téléphonique a été accordée à la fille du président, Cyrine Ben Ali, qui est également, à travers Planet Tunisie, le principal fournisseur d’accès Internet du pays.


ORANGE, suite:
Le contrat signé entre ORANGE et l’État tunisien prévoyait une clause de non concurrence d’une année concernant la licence 3G.
Ce contrat stipulait que si la licence 3G était accordée dans l’année à un autre opérateur, l’État se verrait obligé de rembourser 70 millions de dinars du montant de la licence.
Il est étonnant que l’État n’ait pas su attendre une année avant d’accorder à un autre opérateur une licence 3G. La Tunisie a ainsi perdu 70 millions de dinars.

LES MEDIAS


La famille Ben Ali est aujourd’hui à la tête d’un empire médiatique sans précédent dans l’histoire. Cet empire couvre tous les secteurs médiatiques, de la presse écrite à la télévision.


RADIO MOSAIQUE FM

Il était clair que les médias aussi allaient subir la razzia de la famille de Ben Ali. Non seulement pour des raisons économiques, mais aussi pour des raisons d’influence politique. En effet, dans leur folie des grandeurs, les proches de Ben Ali se sont crus aptes à prendre le pouvoir, c’est ainsi qu’ils ont investi à tour de bras dans les médias. Radio, journaux, agences de publicité. Nous nous en tiendrons ici aux grands médias.
C’est ainsi que la licence de la première radio privée a été accordée à un groupe d’hommes d’affaires dont Belhassen Trabelsi est comme par hasard le frère de Mme Ben Ali.
Pour couper court aux rumeurs, la licence a été accordée au nom de M. Boutar, prête-nom et P.D.-G. de ladite radio.


CHAMS FM
Autre radio privée, mais même système : la licence de CHAMS FM a été accordée à la fille Ben Ali épouse Mabrouk. Le prête-nom est Fathi Bhouri, ancien directeur général de Planet Tunisie, dont elle est également propriétaire.


ZITOUNA FM
L’imagination ne fait pas partie des proches du régime: la licence de ZITOUNA FM a été accordée à Sakhr el Matri, gendre du président qui, à travers cette radio «islamisante», veut se faire passer pour un «véritable musulman» et acquérir les faveurs du peuple.


JAWHARA FM

Pour ne pas être en reste, évoquons la radio FM du Sahel. La licence a été donnée à M. Néji Mhiri, ami personnel de Ben Ali et administrateur à la Banque Centrale de Tunisie alors qu’il doit environ 600 millions de dinars aux banques tunisiennes!


CARTHAGE TV
Non content d’avoir, avec leur société de production CACTUS, complètement phagocyté la télévision nationale avec la vente de programmes achetés clé en main et la production de séries vendues à l’avance avec l’appropriation des plages publicitaires, Belhassen Trabelsi et Sami Fehri décident de créer leur propre chaîne de télévision.
Il faut noter que Cactus production s’est approprié, ces dernières années, 60 % des revenus de la chaine nationale TV7. Les directeurs de la chaîne ont ainsi contribué à l’effacement de toute une génération de producteurs en achetant au seul Cactus l’écrasante majorité des programmes.


HANNIBAL TV
Même procédé complètement illégal d’accord de licence que pour les radios.
Monsieur Mohamed Nasra, époux d’une proche de Mme Ben Ali a obtenu la première licence privée de télévision. Il a d’ailleurs contribué de façon exceptionnelle à l’abêtissement de la société tunisienne en présentant des débats nerveux qui ne concernent jamais les questions essentielles que tous les Tunisiens se posent.
Il faut également mentionner qu’Hannibal TV doit au fisc tunisien plus de 5 millions de dinars et que les ordres de laisser faire partent directement de la Présidence de la République !
D’autre part, comme si tout ceci ne suffisait pas, le patron d’Hannibal TV jouit d’une immunité de fait devant les tribunaux. Il ne paie aucun fournisseur de sa chaîne et ne verse aucun droit de retransmission à la Fédération tunisienne de football, privant ainsi les clubs de football d’une source de revenus très importante.


Le groupe Dar Assabah
A la suite d’une dispute au sein de la famille propriétaire du groupe de presse Dar Assabah, Sakhr el Matri a racheté l’affaire.
Le groupe Assabah publie, entre autres titres, les journaux Assabah et Le Temps.


Le contrôle des médias en Tunisie est complété par le système mis en place par l’un des piliers du régime, M. Abdelwahab Abdallah, qui contrôle tout le reste des médias grâce à une agence d’État :


L’ATCE
L’Agence Tunisienne de Communication Extérieure est l’organisme mis en place par Abdelwahab Abdallah pour mettre au pas les médias qui aspireraient à une quelconque liberté d’expression et contrôler ainsi toute émergence d’une société civile.
L’ATCE gère le budget publicitaire de toutes les entreprises étatiques et l’utilise pour soumettre les médias à l’autorité de M. Abdelwahab Abdallah.
Exemple : un média tunisien s’exprime d’une façon qui ne plait pas au régime. Immédiatement, le service des commandes publicitaires de l’ATCE est averti et retire à ce média toutes les publicités étatiques qui lui sont dévolues. Il ne reste alors qu’un seul choix au responsable du média en question : se limiter aux insertions du secteur privé. Or, Abdelwahab Abdallah et ses sbires vont jusqu’à influencer les choix publicitaires des entreprises privées en appelant les responsables pour leur conseiller de retirer leur budget au média en question.
Mais il ne faut pas croire que l’essentiel de cet argent va aux médias amis. Plusieurs millions d’euros de l’ATCE (donc des entreprises publiques) sont destinés à financer la communication extérieure de M. Abdelwahab Abdallah en payant à tour de bras :
• des médias réputés indépendants (Jeune Afrique, Arabies, Tunisie PLUS…)
• des responsables politiques étrangers.
• des auteurs de livres qui font l’apologie du régime, comme ceux du journaliste-mercenaire Salvatore Lombardo qui présente Ben Ali comme une grande personnalité politique internationale, porteuse d’un grand message humanitaire.
En même temps, l’ATCE compte, partout dans le monde, des protégés, des agents qui, à la première alerte politique, écrivent des articles et produisent des reportages soulignant l’excellente gouvernance de la Tunisie. Il est utile de préciser que ce ne sont que les médias nationaux qui reproduisent l’essentiel de ces articles et reportages, et ce, pour mieux tromper les Tunisiens en voulant leur faire croire que les médias internationaux parlent de la «réussite de la Tunisie de Ben Ali» alors qu’il ne s’agit que de journalistes payés.
La communication politique de M. Abdallah s’évertue également, envers l’opinion publique étrangère, à présenter Ben Ali comme un bouclier contre l’islamisme radical. A chaque crisette ou crise, ses journalistes-agents véreux crient au loup: « Les islamistes veulent prendre le pouvoir » ! Or la population tunisienne dans son écrasante majorité a toujours renié l’islamisme radical. Seul le comportement indigne et irresponsable des proches du régime pousse les Tunisiens vers l’extrémisme.
D’ailleurs, nous avons appris que face à la révolte actuelle, les conseillers politiques de Ben Ali ont évoqué la nécessité d’une grande manipulation destinée à détourner la population de ses revendications légitimes. En effet, une action terroriste islamiste commanditée par le pouvoir serait en gestation. C’est tout ce que ces conseillers de Ben Ali auraient trouvé pour salir cette révolte non violente et légitime. Cette recette consistant à brandir l’épouvantail de l’islamisme radical est une recette vieillotte qui ne trompe plus personne et qui renvoie à chaque fois aux calendes grecques les réformes nécessaires au pays.
Les manœuvres de désinformation à grande échelle sont subies par la Tunisie depuis les premières années du régime de Ben Ali. Mais la nullité de la communication politique tunisienne a détourné l’ensemble de la population vers les chaînes étrangères, Al Jazera en premier lieu.
En fait, la politique de communication dirigée par M. Abdallah est un véritable désastre national : l’ensemble de la population ne fait plus aucune confiance aux médias nationaux qui ont par ailleurs été durement visés par les slogans des manifestants de l’hiver 2010/2011 qui font l’apologie d’Al Jazeera.
Il faut aussi rajouter à l’actif de M. Abdelwahab Abdallah l’une des plus stupides opérations de censure de toute la planète. En effet, à la fin des années 90, un livre dénonçant les dérives de Ben Ali étant paru à Paris, Monsieur Abdallah donna l’ordre d’acheter tous les exemplaires. C’est ainsi qu’il propulsa ce livre au top des ventes, lui donnant un succès et une notoriété inespérés.
Cette leçon n’a même pas servi à Monsieur Abdallah, car une autre version de la même bêtise a été renouvelée une décennie plus tard concernant le livre «La Régente de Carthage». La plainte déposée sans base juridique devant le tribunal des référés à Paris par Me Samia Maktouf, dont l’habileté s’est limitée à l’obtention des faveurs de Mme Ben Ali, a donné au livre un coup de pouce publicitaire sans précédent puisque tous les journaux en ont parlé. Autre conséquence des limites intellectuelles de ces deux conseillers politiques de Ben Ali : la campagne de fouilles opérée durant des mois aux aéroports tunisiens à la suite de la publication de «La Régente de Carthage» restera dans les annales : les douaniers et policiers avaient reçu l’ordre de demander à tous les arrivants en Tunisie : «Avez-vous des livres dans vos bagages?». Beaucoup ont dû croire que les livres, comme la drogue ou les explosifs, étaient interdits en Tunisie.
Triste résultat pour l’un des rares pays au monde ayant 3000 ans de civilisation.

L'IMMOBILIER


Faire une liste des biens et opérations immobilières concernant la famille élargie de Ben Ali est une opération de longue haleine.
Nous citerons, dans le tas, la razzia opérée par Belhassen Trabelsi sur les maisons de Sidi Bou Said et l’acquisition au dinar symbolique du village touristique construit autour du port de Sidi Bou Said et le groupe des hôtels Carthago vendu dernièrement au libyen Leico.
A Gammarth, Slim Chiboub et Aziz Miled ont construit une marina.
La zone «Les Côtes de Carthage» a été presque entièrement distribuée par l’Agence Foncière Touristique aux Ben Ali, Trabelsi, Mabrouk, etc...
La plupart des opérations immobilières du pays sont aux mains de la famille. Ben Ali leur distribue des zones entières. Il l’a fait pour Montassar Maherzi (époux de la sœur de Mme Ben Ali)à Gabès, pour lui-même à la Baie des Anges au Kantaoui, il a distribué à tour de bras des dizaines de milliers d’hectares de terres agricoles à ses proches (Utique, Zagouan etc...).

L’Agence Fonciere d’Habitation
L’AFH, agence étatique qui a garanti, durant des décennies, aux foyers tunisiens à revenu faible ou moyen l’accès à la propriété est devenue une véritable pompe à fric au bénéfice des proches du pouvoir qui en usent pour soudoyer tous ceux qui les soutiennent.
C’est ainsi que les proches du pouvoir mettent en danger l’un des meilleurs acquis de l’histoire sociale de la Tunisie : l’accession à la propriété.


LES TERRAINS DE LA SATPEC A GAMMARTH.
La SATPEC, organisme fondé pour la promotion du cinéma tunisien, a été concédée à une société appartenant à Tarak Ben Ammar. Mais là où le bât blesse, c’est qu’avant cette opération, tous les terrains compris dans la concession ont été retirés et vendus pour promotion immobilière, toujours en faveur de la famille.


LES TERRAINS DE LA STEG
Suite à la privatisation de la Société Ennakl, celle-ci s’est illégalement approprié un terrain public de plusieurs hectares rendu accessible suite à la fermeture de la centrale électrique de La Goulette. Sur ce même terrain qui possède une berge sur les rives du Canal de Tunis, à quelques centaines de mètres du port, M. Matri a fait construire un village touristique comprenant un quai destiné aux bateaux de croisières et un centre commercial de plusieurs dizaines de boutiques, le tout bâti sur un terrain appartenant à l’État et concédé au Holding PRINCESS (appartenant à hauteur de 90% à Ben Ali et 10% à Matri) sans aucune consultation ni appel d’offres.
Cette véritable razzia sur les croisières, dont profitait auparavant l’État par l’intermédiaire de l’OPAT, touche également l’ensemble des commerçants du tourisme qui voient petit à petit les croisiéristes limiter leur visite au port touristique de M. Matri.
Drôle de façon de promouvoir le tourisme tunisien en limitant la visite des touristes aux berges du canal de Tunis, alors que le parc archéologique de Carthage, l’un des plus prestigieux de la Méditerranée, est juste à côté.


LES TERRAINS DE LA SONEDE
Le même M. Matri n’a pas trouvé mieux pour élever un palais des 1001 nuits que de le bâtir à Sidi Bou Said, sur un terrain appartenant à la Compagnie tunisienne des Eaux : la SONEDE.
Comment ce terrain est-il sorti du patrimoine de la SONEDE pour aboutir dans celui de M. et Mme Matri, les Tunisiens aimeraient bien le savoir. Mais le vol manifeste des biens de l’État ne suffit pas, car par la construction de ce palais, la famille de M. Ben Ali, certainement frustrée par la richesse des familles royales du Golfe, a exposé à tous les regard sa folie des grandeurs car cette habitation de 8 000m2 construits contient - outre une mosquée et un garage de plusieurs milliers de m2 - une chambre à coucher de 700m2, sans compter les fauves dans le jardin. L’ambassadeur des USA n’a pas manqué de le préciser avec un humour moqueur dans un câble révélé par Wikileaks.
Bref, la bêtise et l’avidité sont telles que la famille de M. Matri - une digne famille tunisienne dont un ancêtre est un héros de l’Indépendance du pays - renie les frasques du rejeton qui s’est acoquiné avec un pouvoir dont les pratiques doivent faire se retourner dans sa tombe le grand et digne Mahmoud el Matri.


Jardin public au bénéfice de la famille
La Tunisie compte peu de lieux de loisirs mythiques. Il a fallu raser le dernier d’entre eux, une boîte de nuit qui a fait la notoriété internationale de l’ambiance nocturne tunisienne. On a détruit cet endroit pour construire un jardin public parsemé de lieux de loisirs tout à fait privés. En effet, un club privé et un centre de thalassothérapie gérés par Mme Ben Ali et sa sœur ont été édifiés sur ce terrain public. L’investissement a été financé par le frère de Mme Ben Ali, Belhassen Trabelsi, et son associé Hamadi Touil.
On se demande une nouvelle fois comment les mairies - qui sont si souvent tatillonnes sur leurs privilèges - accordent avec autant de passe-droits des concessions et des permis de bâtir sur leurs propres domaines sans aucune consultation ni appel d’offres.
En fait, il s’agit encore du phénomène de "deux poids, deux mesures". Les biens de la communauté sont entièrement dévolus aux proches de Ben Ali en faveur desquels aucune loi ne s’applique, à part celle du plus fort.

 

LA GRANDE DISTRIBUTION


Carrefour
Licence obtenue par l’entremise de Slim Chiboub qui a conditionné son intervention contre une somme faramineuse.


Géant

Licence obtenue par la famille Mabrouk grâce à Mme Mabrouk, fille de Ben Ali.


Monoprix
Egalement entré dans le patrimoine des Mabrouk.


Bricorama
Affaire entièrement réalisée par M. Mahbouli puis carrément confisquée par Imed Trabelsi.

INDUSTRIE


Outre les briquetteries qui ont fait l’objet d’une concentration aux mains du discret mais néanmoins actif Slim Zarrouk, époux de Ghazoua Ben Ali, il est utile de mentionner le plus grand scandale de l’histoire financière de la Tunisie :


Carthage cement
En matière de détournement de biens publics, l’affaire Carthage Cement est celle où les excès les plus incroyables ont été réalisés.
Un pool industriel international mené par des Italiens a proposé à l’État tunisien l’achat de la cimenterie de Tunis. Après plusieurs mois de travail et après avoir obtenu l’essentiel des autorisations nécessaires, au moment de signer le contrat définitif avec l’État tunisien, les industriels sont contactés par Belhassen Trabelsi qui conditionne l’accord de l’État à 20% de l’affaire (80 millions de dinars).
Choqués par ces pratiques, les industriels se retirent, laissant à Belhassen Trabelsi l’affaire qu’ils avaient montée.
Celui-ci procède alors à l’appropriation de plus de 400ha de terrain (acquis au dinar symbolique) appartenant à l’État et en flagrante irrégularité avec toutes les règles, fait entrer en bourse Carthage Cement qui n’a aucun bilan, et ce, grâce à des banquiers irresponsables. Pour couronner le tout, la Société Tunisienne des Chemins de Fers se permet de financer, pour Carthage Cement, 15 kms de voies de chemin de fer. Le ministère des Transports et l’Assemblée Nationale n’y voient aucun inconvénient. Ne citons pas la Cour des Comptes, la Commission de contrôle des opérations de bourse ni tous ces organismes de contrôle mis en place par le régime pour mieux tromper son monde et qui harcèlent tous les Tunisiens sauf ceux qui mettent le pays sous leur coupe réglée.
Carthage Cement constitue certainement le plus gros scandale de l’ère Ben Ali, et ce, avec la complicité active de plusieurs hauts responsables.

DIVERSES AFFAIRES


L’International School of Carthage.

Un terrain et une subvention d’à peu près 2 millions de dinars du ministère de l’Education nationale accordés gracieusement à Mmes Ben Ali et Arafat pour la création d’une école privée!
Alors que les écoles tunisiennes subissent un manque flagrant de budget de fonctionnement, alors que les classes sont dans un état de délabrement avancé, un budget national est alloué à une école élitiste privée!
Comme si tout cela ne suffisait pas, pour obliger les Tunisiens à inscrire leurs enfants dans son école, Mme Ben Ali a usé de tout son pouvoir pour fermer la principale institution concurrente. Le fondateur de cette institution, M. Bouabdeli, a été obligé de mener une véritable campagne de presse internationale, ponctuée par la publication d’un livre, pour pouvoir recouvrer ses droits. Sans succès.
Comme l’a révélé Wikileaks, Mme Ben Ali s’est même frottée à l’Ecole américaine de Tunis en ordonnant au ministère des Finances d’annuler le régime de faveur fiscale dont bénéficiait l’institution américaine. Il faut préciser que suite à la petitesse de ces pratiques, le gouvernement américain a revu à la baisse ses aides économiques à la Tunisie.


Les bananes de la république
Comme cela devait se faire dans une république devenue bananière, l’importation des bananes a été retirée à l’une des plus prestigieuses sociétés de développement tunisienne, la STIL, qui avait lancé, au début de la Tunisie indépendante, un exceptionnel plan de développement du Sud et qui bénéficiait de plusieurs monopoles d’État. L’un de ces monopoles concernait l’importation de bananes qui été soustrait à cette société nationale de développement pour être accordé aux membres de la famille Trabelsi, Moncef, ancien photographe de rue et M. Jaraya, son acolyte.
Il faut préciser que les ministres du Commerce se pressaient pour leur signer les licences d’importation et obtenir ainsi les faveurs du pouvoir.


La sucrerie de Bizerte
L’importation du sucre était un monopole d’Etat, mais pour mieux se sucrer, M. Belhassen Trabelsi, frère de Mme Ben Ali, a décidé de se substituer à ce monopole d’Etat en créant sa propre usine à Bizerte. Il s’est même approprié une partie du port de Bizerte pour y installer ses silos. Et ce, avec l’homme d’affaires prête-nom Lotfi Abdenadher.


LES ALCOOLS
Comme tout État en développement, les monopoles juteux avaient été accordés, comme nous l’avons vu plus haut, à des Sociétés de Développement destinées à mettre à niveau l’économie tunisienne. C’est ainsi que le monopole d’importation et de distribution des alcools appartenait, lui aussi, à la STIL. Mais la liquidation de cette entreprise particulièrement juteuse ne s’est pas fait attendre et les Trabelsi ont immédiatement mis la main sur ses divers monopoles et même sur le marché noir de l’alcool, dont la distribution passe obligatoirement par Imed Trabelsi.
Et c’est ainsi que l’œuvre de développement de la Tunisie a été abandonnée au profit de quelques personnes sans envergure, pour leur seul profit.
Des régions entières sont ainsi tombées en désuétude, complètement abandonnées par un État devenu soucieux du seul enrichissement de Ben Ali et de ses proches qui à leur tour récompensent les agents véreux de l’État en leur accordant des postes en haut lieu. L’explication de la déchéance de tout un pays apparaît alors dans toute sa simple vérité.


Les trabelsi et Les Ben ali se substituent à la douane
Une multitude de sociétés officient depuis des années au vu et au su de tout le monde pour permettre à certains commerçants tunisiens d’importer des produits sans droits de douane avec un prix fixe au mètre cube importé.
Les conteneurs passent la douane sans aucun contrôle. Cette pratique avait créé un scandale en décembre 2006 à la suite d’une attaque intégriste à Soliman. Tout le monde se demandait si les intégristes n’avaient pas fait entrer les armes dans ces conteneurs non contrôlés.
Cette pratique d’importation sauvage contribue à appauvrir tout le tissu industriel tunisien, alimente le marché parallèle de produits et d’objets volés et provoque la faillite des honnêtes commerçants.
Les principaux bénéficiaires de ce trafic sont Jalila Trabelsi, sœur de Madame Ben Ali, et Hayet et Kaies Ben Ali, sœur et neveu du président et d’autres membres de la famille que nous citerons la prochaine fois.


LE THON TUNISIEN, MONOPOLE DE M. MOURAD TRABELSI, FRERE DE MME BEN ALI
L’exportation du thon est depuis quelques années devenue monopole personnel de Mourad Trabelsi qui est également le seul individu autorisé en Tunisie à en faire l’élevage et à l’exporter.


Pêche au Lac de Tunis
Le même Mourad Trabelsi a obtenu, par l’intermédiaire d’un Italien prête-nom, le monopole de la pêche au Lac de Tunis. Son unique contrepartie : nettoyer les algues du Lac.
Quel est le prix de la concession ; comment a-t-elle été accordée ? Mourad Trabelsi paye-t-il des impôts en contrepartie de ces énormes privilèges?


La friperie

Même système, mêmes bénéficiaires. La friperie n’a pas échappé aux proches de Ben Ali, dont elle est devenue une chasse gardée !


Conclusion

Cette énumération est rébarbative tellement le manque d’imagination des proches de Ben Ali est éprouvant en matière de détournement de biens publics et autres enrichissements illégaux.
Nous préparons un second dossier où nous poursuivrons l’énumération de ces scandales qui ne doivent jamais être oubliés pour que ces gens qui ont mis le pays à genoux puissent payer un jour tous leurs méfaits.
Nous tenons également à avertir les Tunisiens des arnaques qui sont déjà en cours de préparation, tel le déclassement du terrain de l’ IHEC à Carthage. En effet, les proches du Président considèrent que ce terrain, merveilleusement placé sur le versant de l’historique Carthage, conviendrait bien mieux à la construction de dizaines de villas pour leur compte. La même logique a été adoptée pour le stade Zouiten, situé sur les hauteurs du Belvédère et de Mutuelleville. La même logique a été adoptée pour le versant sud de la colline de Gammarth où les constructions vont très bientôt être entamées par un certain Imed, clone de son homonyme trabelsien et prête-nom de certains membres de la famille et qui a déjà loti un terrain archéologique entre Carthage et La Marsa, terrain déclassé par un ancien dirigeant de l’Institut du Patrimoine et par des complicités au sein du ministère de la Culture, nous y reviendrons aussi.
Nous parlerons également du neveu de Ben Ali, Monsieur Mehdi Mlika, et de sa politique d’embellissement de l’environnement qui s’est soldée par la simple exécution d’une «Avenue de l’environnement» dans chaque ville de Tunisie. L’embellissement de ces artères, qui a consisté en quelques bacs à fleurs et terre-pleins gazonnés et quelques horreurs artistiques, a coûté des fortunes dont les principaux bénéficiaires sont Mehdi Mlika et Ben Ali, par l’intermédiaire d’entrepreneurs véreux qui n’ont ramassé que des miettes. Bref ce sont les budgets des municipalités et du ministère de l’Environnement qui en ont pâti.
Nous évoquerons aussi le hold-up réalisé au profit de Sakhr el Matri et du fils de Ben Ali par l’achat au nominal des actions du groupe Nestlé détenues par la Banque Nationale Agricole depuis une cinquantaine d’années. Nestlé International a violemment réagi devant ces pratiques dignes des pires républiques bananières.
Nous évoquerons aussi l’acharnement avec lequel la famille de Ben Ali se réserve tous les marchés publics du pays, contribuant ainsi à appauvrir l’État en imposant des prix qui n’ont rien à voir avec la réalité des offres.
Nous parlerons du monopole accordé à Moncef Trabelsi dans le transport des produits pétroliers dans tout le pays, nous évoquerons les malversations ayant eu lieu autour des projets immobiliers géants de Sama Dubai et de Boukhater et qui ont engrangé de telles commissions qu’ils ont fini par couler malgré des terrains acquis parfois au dinar symbolique et alors que nos propres entrepreneurs sont écartés de ces projets juteux.
Sans oublier la résidence de St Tropez, acquise par Ben Ali et sa femme sous la médiation de Sakhr el Matri et François Benaceur.
Nous n’évoquerons pas la saga Imed Trabelsi/Faouzi Mahbouli concernant Bricorama car elle est étalée en large et en travers sur Internet.
Par contre, nous reviendrons sur l’affaire de l’aéroport des pèlerins, construit sans appel d’offres ni consultation et ayant coûté 10 fois son prix.
Nous parlerons aussi de l’aéroport international d’Enfida et de la concession remportée par la Société turque TAV. Cette société, représentée par Belhassen Trabelsi et Youssef Zarrouk, n’était pas en mesure de payer la concession. Belhassen Trabelsi leur a concocté, avec l’intervention de Ben Ali, un concours bancaire en dinars tunisiens alors que le paiement était prévu en dollars. Comment ce crédit sera remboursé alors que l’aéroport reste désespérément désert?
Nous dévoilerons également dans le prochain dossier d’autres détournements de milliards de dinars à l’OACA, à la Poste, à Tunisie Télécom, au groupe chimique, au ministère de l’Environnement, etc.
Nous appelons les responsables honnêtes, s’il en demeure, de réagir le plus vite possible en désignant une commission d’enquête indépendante qui devra faire la lumière sur toutes ces affaires.
Nous appelons également tous les responsables politiques à saisir la gravité de la situation et à s’entendre pour déposer Ben Ali et procéder à l’arrestation de toute la clique qui a procédé à un véritable dépècement du pays.
Il faut avoir présent à l’esprit que ces personnes sans scrupules sont prêtes à mettre le pays à feu et à sang pour glaner encore quelques mois au pouvoir, de quoi leur permettre de finaliser leurs opérations en cours.
Il faut que les consciences s’éveillent, que les responsables politiques et ceux de la sécurité du pays, militaires compris, cessent de faire allégeance à des individus sans foi ni loi qui utilisent le prestige du pouvoir pour faire ce que bon leur semble sans aucun sens des responsabilités ni même de la mesure.
Tous les responsables savent que tout ce qui est écrit ici est vrai et nous tenons à les avertir que s’ils continuent à faire la sourde oreille, ils se mettront dans la position définitive de complices de la mise à sac du pays.
Nous appelons également les responsables de la sécurité du pays de refuser de s’engager dans des complots qui visent à faire changer l’opinion des Tunisiens et à les garder sous un régime qui ne peut aboutir qu’à la désintégration du pays.
Nous remercions de tout cœur tous ceux qui nous ont permis de réaliser ce dossier, ils ne l’ont fait sans aucun calcul, simplement par nationalisme, pour défendre ce pays qui ne mérite pas ses dirigeants actuels.
Nous tenons encore une fois à évoquer ceux qui se sacrifient pour que la Tunisie ne soit plus jamais à la solde de tristes individus. Tous ceux qui défilent, se battent, parlent et écrivent sont le fer de lance de notre pays car ils le font tout en sachant qu’ils se battent contre l’une des pires dictatures de notre temps.
Nous appellons tous les Tunisiens à continuer à manifester pacifiquement leur ras le bol, à ne pas toucher aux biens communs.
Nous appelons enfin une nouvelle fois les responsables à se comporter avec force et honneur et à réagir à la mise à sac du pays en déposant Ben Ali, le premier responsable de cette situation.
Nous proposons comme alternative politique l’élévation du premier ministre actuel, M. Mohamed Ghanouchi, au poste de Président de la République pour une période d’une année pendant laquelle aura lieu la consolidation de la société civile née des événements actuels et l’organisation d’un tribunal spécial.
Nous appelons la convocation d’une Assemblée Nationale Constituante pour un changement constitutionnel relatif au rôle et au mandat du chef de l’État dans le sens de leur réduction pour que plus jamais aucun individu ne confisque aux Tunisiens leur pays.
Plus d’un demi-siècle de dictature et de culte de la personnalité suffisent. Nous proposons que chaque futur dirigeant de la Tunisie n’ait la possibilité de gouverner que durant un unique et court mandat, pour laisser à la société civile tunisienne, qui durant ces dernières semaines a merveilleusement résisté au terrible système de Ben Ali, la possibilité d’émerger définitivement.

Au nom de tous les Tunisiens dignes.

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Quand on lit tout ça, on comprend beaucoup mieux que ça ne les dérangeait pas du tout de tuer des pauvres Tunisiens sans travail, en leur faisant tirer dessus comme sur du gibier...    pour conserver tous ces privilèges qui dépassent l'imagination !!

Les deux photos les plus
surprenantes de toutes :


Un être humain malgré tous ses impardonnables crimes !
Mais de toute façon il n'avait aucune raison
d'être odieux dans sa vie privée !

(et puis, 5 MILLIARDS DE DOLLARS, + 1 PAYS ENTIER,
ça fait peut-être pas le bonheur, mais ça y contribue probablement...)

LA PHOTO QUI RESUME TOUT !

Comme quoi on peut être humain et gentil dans la vie privée,
et le pire des monstres dans la vie publique... tout dépend du costume !
Les Tunisiens l'auraient sûrement préféré comme ça !
En bon père de famille, mais surtout pas en Président (époux de cette... vipère...)
(pour rester poli........)

 

Nous n'oublions pas
Jan Palach

11/08/1948 - 19/01/1969
Cet étudiant s'est immolé par le feu, après une mûre réflexion et décision, pour réveiller les Tchèques passifs sous le joug soviétique. Malheureusement son acte (suivi d'autres similaires) n'aura pas eu la suite qu'a connue la Tunisie.

Ce héros d'il y a 40 ans a donné sa vie et a souffert pour un idéal légitime : le droit des peuples à disposer librement d'eux-mêmes.
Au nom de tous les opprimés
dans le monde :
merci, Jan PALACH.

 

Kasserine.com
Site (re)créé dans la nuit du 14 au 15 janvier 2011,
une date inoubliable pour les défenseurs de la Liberté d'expression,
contre le despotisme, la terreur d'Etat, l'arbitraire, le mensonge, la cruauté,
la corruption généralisée, le racket officiel, et le rapt de tout un pays !

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MERCI
AUX TUNISIENS, AUX TUNISIENNES,
pour ce bel exemple donné au Monde
et à tous les peuples opprimés !

Rarement
des morts auront été aussi utiles :
reposez en paix,
ô frères Tunisiens sacrifiés.
(frères, et soeurs aussi, malheureusement !)


LE COURAGE ET LA LIBERTE
RETROUVES